Nivelles : la fraicheur et la qualité des produits Chez Claudy

Les snacks se sont succédé, avec plus ou moins de succès, sur ce coin de la place Émile de Lalieux, à Nivelles. Mais la friterie qu'a repris Claudy Epis il y a sept ans semble faire l'unanimité. Tant les frites que les sandwichs de Chez Claudy rencontrent un franc succès.

Et la fraîcheur y est pour quelque chose. Ici, on fait venir les frites directement de Genappe, et les variétés de pommes de terre varient en fonction des saisons. La température de cuisson, de précuisson, le nettoyage des filtres, le remplacement de l'huile... rien n'est laissé au hasard Chez Claudy.

Mickaël, gérant de Chez Claudy. © Geerts
 

Rixensart : les frites fraîches et les burgers maison de Rix’en frites

Après avoir quitté son poste de serveur dans une pizzeria, Jack Diril, 25 ans, a voulu se lancer en tant qu’indépendant et a décidé d’ouvrir sa propre friterie. Mais c’était sans compter sur la crise sanitaire qui est venue contrarier ses plans. Le premier confinement est en effet tombé pile lorsque Jack allait entamer les travaux de rénovation. Avec le grand-père de son épouse, il a travaillé durant huit mois pour métamorphoser le bâtiment qui accueillait autrefois un magasin de tabac.

Sa friterie Rix’ en frites, à deux pas de la gare, a finalement ouvert en novembre 2020 et s’est rapidement taillé une petite réputation dans la région. Il n’est pas rare que les clients fassent la file depuis le bout de la rue pour pouvoir déguster les excellentes frites de Jack, son frère et son beau-frère. " Nos frites sont fraîches, elles arrivent sous vide mais pas surgelées, et on les cuits à la graisse de bœuf, que l’on remplace tous les deux jours. Au départ, nos frites n’étaient pas terribles, je le reconnais (rires). Mais on s’est fait la main et on a pas mal de succès maintenant. Nos hamburgers sont faits avec de la viande de bœuf, cuite à la plancha, avec un beau pain bagnat (on vous conseille d'ailleurs le Jack's burger et sa sauce au poivre !) . On change régulièrement la carte de burgers et on l’adapte en fonction des saisons. D’ici quelques jours, on va proposer un burger raclette ." Notons que le tartare est également fait maison, ainsi que les boulettes.

L'équipe de Rix' en frites. © Geerts

Waterloo : la friterie de Joli-Bois régale les plus exigeants depuis 1959

Faut-il encore présenter la friterie de Joli-Bois ? Ouvert il y a 62 ans sur la place Émile Vandervelde, le fritkot est devenu une institution dans ce quartier de Waterloo. Depuis toutes ces années, l’esprit est resté le même, avec la volonté de respecter la tradition culinaire belge. La pomme de terre est fraîche, coupée sur place, cuite deux fois uniquement dans le blanc de boeuf, puis les frites chaudes sont servies dans un sachet à l’ancienne tourné sur la main.

La friterie a été ouverte en 1959 par Lucien Hauteceur, arrivé tout droit d’Anvers. Il a ensuite transmis son affaire à sa fille Mireille, et celle-ci a cédé la friterie il y a neuf ans à son fils, Sébastien Berland, qui en est toujours le gérant aujourd’hui.

Sa réputation n’est plus à faire et c’est ce qui lui vaut de recevoir de temps en temps des invités de marque, comme Lara Fabian, Jean-Michel Zecca, François Damiens ou encore le prince Laurent. Il n’est pas rare que certains soirs, la file s’allonge et que l’on doive attendre jusqu’à une heure avant de pouvoir passer sa commande. La friterie reçoit également la visite de nombreux touristes, conseillés par le personnel de la Butte du Lion.

Sébastien Berland, de la Friterie de Joli-Bois. © Geerts

Clabecq : le beau succès de la Friterie du 45

Si Sébastien s’était d’abord lancé seul dans la gestion d’une friterie en 2015, il a rapidement été pris de court par la charge de travail, tant la demande fut forte. Il a donc dû faire appel à sa compagne, Fanny, pour lui prêter main forte. Ils gèrent aujourd’hui en couple leur Friterie du 45, à Clabecq, avec toujours autant de succès.

Durant trois ans, Fanny a épluché et coupé les pommes de terre à la main. Si le goût était indéniablement meilleur, cela s’est vite avéré compliqué à gérer, entre la gestion de la friterie et la vie de famille. La qualité des pommes de terre n’était pas toujours au rendez-vous au fil des saisons et le couple a finalement décidé de se faire livrer des frites blanchies (mais pas sous vide).

Et malgré ce passage aux frites moins artisanales, les clients sont restés fidèles à la friterie clabecquoise. Pour preuve, les livraisons lancées il y a deux ans fonctionnent du tonnerre: 13.000 livraisons ont été enregistrées depuis le début. Notons que la friterie livre dans un rayon de 8 km.

Sébastien et Fanny, de la Friterie du 45. © Tous droits réservés

Jodoigne : Chez Jean, vingt ans au service de la frite

Voilà plus de vingt ans que Jean-Paul Haumont régale les amateurs de bonnes frites dans sa friterie "Chez Jean". D’abord dans un fritkot qu’il a repris en l’an 2000 puis dans un bâtiment de la chaussée de Charleroi, toujours à Jodoigne.

Mais quand il s’agit de parler de ses excellentes frites, Jean qui est d’habitude bien bavard devient un brin mystérieux. " Je garde le secret, sourit le frituriste. Je n’utilise pas les mêmes pommes de terre que les autres. Elles sont plus sèches et moins grasses, mais aussi plus difficiles à cuire. Il ne faut pas se louper, à 2-3 secondes près, il y a des petits cailloux qui se forment ." Mais il finit quand même par dévoiler quelques-uns de ses secrets : " J’utilise de la graisse de bœuf. C’est plus cher que l’huile végétale mais tout est une question de prix. Il ne faut pas aller chercher le moins cher si on veut quelque chose de bon ."

À quelques mois de la pension, Jean n’a pas l’intention de débrayer. " Je n’ai pas envie de remettre. C’est trop dur d’arrêter, j’aime trop le contact avec les gens. C’est devenu des amis. Je continuerai, mais à des heures réduites ."

Jean-Paul, de la friterie "Chez Jean". © Geerts