Le bourgmestre a réalisé ce dimanche son meilleur chrono sur le semi de Nivelles !

Six participations sur six éditions : voilà qui s’appelle être fidèle à une épreuve qui, depuis son existence, n’a eu de cesse de s’étoffer. Pierre Huart, le bourgmestre de Nivelles, est ravi d’avoir sur son territoire un tel événement sportif qui attire du monde et "dont les organisateurs deviennent de vrais pros ! Cette course permet aux gens de se détendre à travers le jogging mais aussi de découvrir Nivelles et ils sont d’ailleurs souvent agréablement surpris".

Tout est d’ailleurs prévu afin que tout se passe bien, avec une sécurité optimale et des signaleurs efficaces. "En effet, mais si on continue à grandir il faudra probablement séparer les distances 12 et 21 kilomètres. On remarque aussi que le beau temps a amené 300-400 dossards du jour…"

Ce dimanche, Pierre Huart a donc pris part une nouvelle fois au semi-marathon de Nivelles. "Chaque année, je fais le 12 kilomètres ici. Pour le reste, je ne fais que deux autres joggings par an, celui du collège et Saint-Émilion avec ses ‘vins kilomètres’ où je cours le 11 kilomètres. Je ne me prépare pas spécialement pour l’événement, je cours 7 à 8 kilomètres le dimanche, pour autant que mon agenda le permette."

Quant au parcours , Pierre Huart est unanime ! "Il est très intéressant et permet aussi et surtout de découvrir trois des quatre villages de l’entité. Il n’y a que Bornival où on ne passe pas mais qui sait si, à l’avenir, l’organisateur envisage un marathon, le tracé pourrait peut-être passer par là…"

Les échos sont par ailleurs unanimes : "J’ai entendu beaucoup de choses positives sur le parcours qui est en plus agréable grâce aux nombreuses animations qui rythment les joggeurs. Les groupes musicaux locaux mettent une belle ambiance. J’ai également trouvé qu’il y avait plus de spectateurs que d’habitude !"

Côté personnel, Pierre Huart est ravi de sa prestation ce dimanche. "J’avoue avoir été en difficulté sur la fin, particulièrement au chemin de Stoisy mais, selon les informations, je réalise un chrono de 1 h 13’ alors que je tourne habituellement entre 1 h 20 et 1 h 25… Je suis assez content, d’autant plus que ce samedi, j’ai effectué mon baptême en saut à parachute où j’ai laissé quand même pas mal de forces physiques et mentales !"


Une opportunité pour Raph

Le Nivellois Christian Schellens a effectué l’épreuve ce dimanche avec son fils, Raphaël, qui souffre probablement d’une maladie génétique "mais les tests ADN réalisés jusqu’ici ne donnent pas de résultat". Il est vrai que les tests génétiques ont leurs limites… "Raph a des troubles du langage et une forte hypotonie qui engendre des soucis psycho-moteurs. Notre ASBL ‘Dream For Raph’ a pour but de recueillir des fonds pour assurer ses soins. Cinq fois par semaine, l’enfant, qui a un peu plus de trois ans à présent, a besoin de deux séances de kiné, deux de logopédie et une de psychomotricité. Mais depuis qu’il fréquente l’école, on dirait qu’il est tiré vers le haut."

Il y a un an, Raph ne disait pas un mot. Depuis lors, il évolue positivement. "Nous avons même abandonné le langage des signes tellement il est capable de se faire comprendre. Le semi a été pour nous une opportunité de faire connaître l’ASBL et de sensibiliser le public aux maladies qui refusent de dire leur nom mais qui pourrissent la vie de la cellule familiale. Je fais beaucoup de sport et je dois dire que mes amis sportifs sont généreux et très attentionnés. Avec l’ASBL ‘Dream For Raph’, nous rêvons d’un monde meilleur où les enfants seraient tous extra (ordinaires)."

Le Nivellois est par ailleurs heureux de signaler que le Nac, club de jogging local du RCABW, a décidé de rétrocéder 5€ par participant "Nac" à l’ASBL. "Un beau geste qui mérite d’être signalé."


Plus 100 % pour l'Horeca

"Le dimanche matin, à Nivelles, c’est clair que généralement, c’est plutôt mort. Quelques motards, quelques cyclistes, et c’est tout… Ici, avec 4.000 participants, autant vous dire qu’on fait le plein. Et même si des bars supplémentaires sont prévus sur la place pour l’événement, je n’ai jamais qu’une terrasse de 150 places… Il y en a pour tout le monde, nous, c’est c ertain, on fait du plus 100 % !"

Nathan Iclicki, gérant de La Bourse, un des plus gros établissements de la Grand’Place à Nivelles, se frotte les mains avec le semi-marathon ! "C’est très positif. On a d’ailleurs ouvert à 8 h alors que d’habitude, le dimanche, on ouvre entre 10 et 11 h du matin…"

La particularité de l’événement, c’est aussi d’avoir une clientèle inhabituelle. "On est idéalement situé, le long de l’arrivée. Les gens, souvent des proches des joggeurs, s’installent et voient l’arrivée. Puis les participants arrivent et là, clairement, les consommations changent par rapport à d’habitude. On vend beaucoup plus de bières et si possible, des bières du coin. Les gens en raffolent, on dirait même qu’ils ne viennent que pour cela !"

De quoi changer l’organisation et les commandes de l’établissement ? "Pas spécialement même si nous avons en effet commandé plus de bières nivelloises. Mais cela tombe plutôt bien pour nous car il y a un festival de la bière la semaine prochaine, donc, on devait quand même faire nos stocks !"

Bref, à Nivelles, le secteur Horeca se félicite d’un tel événement et a déjà coché la date pour 2019.

Un organisateur heureux

Philippe Gysens est un organisateur heureux. "On a attiré plus de 3.700 joggeurs qui se sont inscrits (NdlR : tous n’ont pas pris le départ) , ce qui est un chiffre record, l’an dernier nous tournions autour de 3.000… Tout s’est parfaitement déroulé même si, pour les services d’ordre, ce n’est jamais facile vu le comportement des gens. Une personne a même voulu frapper un policier… Mais pour le reste, ce n’est que positif avec nos 160 bénévoles qui ont assuré pour répondre aux exigences d’une telle organisation. Un marathon dans le futur ? Ce n’est pas à l’ordre du jour, du moins dans l’immédiat, même si nous avons de plus en plus de demandes !"