Les quatre mandats d'arrêt délivrés à l'encontre d'auteurs présumés de la séquestration, dans une habitation de Lasne, d'un jeune déficient mental originaire de Charleroi, ont été confirmés mercredi en chambre du conseil. Un cinquième suspect a été placé jeudi soir sous mandat d'arrêt, a confirmé vendredi la porte-parole du parquet du Brabant wallon.

Le lundi 11 novembre, une Brabançonne âgée d'une vingtaine d'années a piégé un Carolorégien né en 1993 en attirant celui-ci dans l'habitation d'un quadragénaire domicilié à Lasne. Un autre individu né en 1994 et une jeune femme née en 1995, tous deux aussi originaires du Brabant wallon, étaient alors présents dans l'habitation lasnoise.

Les protagonistes ont violenté le jeune homme, le dénudant, le rouant de coups et lui occasionnant des brûlures à l'aide d'un allume-cigare. Ils ont ensuite abandonné leur victime dans la région de Namur.

Blessé, le garçon est parvenu à rentrer chez lui en train. Des membres de sa famille ont aussitôt alerté les autorités judiciaires et l'intervention d'un médecin légiste a été requise par le parquet du Brabant wallon. Un juge d'instruction a ensuite été saisi du dossier.

Après avoir ordonné des perquisitions et entendu les suspects, le magistrat instructeur a placé vendredi les quatre individus sous mandat d'arrêt du chef de vol avec violence, traitements inhumains et dégradants, détention arbitraire ainsi que coups et blessures ayant entraîné une incapacité.

Les inculpés ont comparu mercredi devant la chambre du conseil du Brabant wallon, laquelle a confirmé les quatre mandats d'arrêt qui sont donc prolongés d'un mois.

Dans le cadre de cette affaire, un jeune homme né en 1994 et domicilié à Farciennes, dans la province du Hainaut, a été interpellé jeudi. Il a été placé sous mandat d'arrêt et écroué dans le courant de la soirée. "Ce cinquième suspect faisait l'objet d'un mandat d'amener décerné en début d'enquête par le magistrat instructeur", précise la porte-parole du parquet, ajoutant que les cinq inculpés souffrent d'une légère déficience mentale et doivent faire l'objet d'expertises psychiatriques destinées à vérifier si celle-ci peut affecter leur responsabilité pénale.