Sans son outil de travail, impossible pour la jeune femme de récolter ses légumes.

C’est un véritable drame pour Léa Corroy, jeune maraîchère installée à Nethen (Grez-Doiceau).

Entre samedi soir et dimanche peu après midi, son tracteur et sa remorque ont été volés, près du terrain qu’elle exploite pour ses cultures bio. "Samedi soir, j’ai laissé inhabituellement le tracteur plus bas que mes terres, là où je sais accéder avec ma camionnette, car il y avait un souci avec la batterie. Comme il faisait noir, et que de là, mon tracteur était très peu visible de la route, je l’ai laissé à cet endroit pour la nuit…"

Le dimanche, Léa est arrivée plus tard que d’habitude sur ses terres et a constaté le vol… "Jamais je n’aurais imaginé qu’on vienne me voler le tracteur. Je suis convaincue que la personne qui a emporté celui-ci l’avait déjà repéré. J’ai déposé plainte à la police mais, sans aucune trace ni élément à ce stade, il est fort peu probable qu’on le retrouve."

Le pire, pour la jeune femme qui cultive ses légumes bio depuis 2011, c’est que le tracteur venait à peine d’être payé. "Pour pouvoir me l’offrir, j’ai eu de l’aide financière. Là, il est payé depuis peu, mais je n’ai pas les moyens de m’en acheter un autre. Et les assurances ne couvrent pas."

Dans la pratique, le boulot de la maraîchère va se corser dans les jours prochains. "Mes terres sont situées à 400 mètres du premier endroit praticable pour ma camionnette. Amener les légumes avec une brouette me prendrait toute une journée, rien que pour les trajets ! Inutile de dire qu’en plus, je serais cassée de partout en fin de journée en travaillant ainsi."

Léa lance donc un appel à qui apercevrait son micro tracteur Kubota B1820, avec une prise de force à l’arrière et une attache trois points mais aussi une attache remorque bricolée, avec en outre 4x20 kg de poids à l’avant.

Un second vol a eu lieu en même temps dans un camion stationné à proximité. Une grosse chaîne permettant de tirer les troncs a été dérobée dans le coffre ainsi qu’une tronçonneuse qui s’y trouvait.