Piotr, un habitant de Waterloo, n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice. Il y a un mois, son avocat l’a attendu en vain au tribunal correctionnel. Il le croyait détenu à la prison de Saint-Gilles mais une petite vérification à l’audience a permis d’expliquer pourquoi il n’avait pas été amené depuis la prison : en réalité, l’homme n’était pas rentré de congés pénitentiaires. Il était donc en cavale…

Dans ces conditions, son conseil, qui n’était pas au courant des dernières frasques de son client, a préféré ne pas le représenter et l’affaire a été examinée par défaut. Les faits remontent au 1er septembre 2020 et à cette époque, le Waterlootois était détenu… à son domicile. Comprenez qu’il était placé sous bracelet électronique.

Mais s’il a évité la prison à ce moment-là, c’est sa famille qui vivait un enfer. Sa sœur lui a d’ailleurs demandé de se calmer, et d’arrêter d’ennuyer leur père même en pleine nuit. Le gaillard, qui a déjà 13 antécédents dans son casier judiciaire, n’a pas apprécié qu’on lui fasse la morale.

Il a empoigné sa sœur et l’a jetée contre un meuble, tellement violemment qu’elle est tombée au sol ensuite, et qu’elle a eu une côte fracturée. Avant que ces faits se produisent, la victime a expliqué qu’elle tentait de passer un maximum de temps chez son petit ami pour éviter son frère…

Le ministère public, soulignant la violence du prévenu et la gravité des faits, avait requis une peine d’un an d’emprisonnement ferme et une amende de 800 euros. Le jugement rendu vendredi a suivi ces réquisitions.

V.F.