Le ministre Jean-Luc Crucke rêve en grand pour le potentiel futur stade national.

Depuis l’annonce faite dans nos colonnes concernant le projet de construction d’un stade national à Tubize, il ne passe plus un jour sans que le projet ne soit évoqué à tous les niveaux de pouvoir.

Cette fois-ci, c’est au Parlement wallon que le député Ecolo Christophe Clersy est intervenu sur le sujet. "Comme dans tous les bons matchs, il ne va pas falloir miser sur la possession de balle, mais se montrer réaliste dans la zone de conclusion", lance-t-il au ministre Jean-Luc Crucke. Et de venir avec trois questions concrètes : "Est-ce une infrastructure qui n’accueillera que les 5-6 matchs officiels des Diables par an ou une enceinte multisports ? La question du financement se pose également et il faut minimiser l’impact financier pour le pouvoir public. Enfin, il est important de mettre en place une concertation avec tous les niveaux de pouvoir à commencer par les communes qui sont les premières touchées par ce projet."

De son côté, Jean-Luc Crucke précise qu’il était temps de bouger et qu’il faut d’abord poser des bases solides pour ensuite pouvoir gravir la montagne. "Comme l’a dit le sélectionneur des Diables, on a la meilleure équipe du monde, mais on n’est pas fichu d’avoir un stade qui permet de les accueillir et de donner à ces jeunes et aux bénévoles l’espoir de penser y arriver un jour."

Et de revenir sur la localisation idéale de Tubize/Hal, à cheval sur la frontière linguistique. "L’endroit est parfait et les deux plus grandes fédérations sportives, à savoir le football et le cyclisme, y collaborent déjà. On est à la frontière linguistique et il ne faut même pas 25 minutes pour quitter Bruxelles et se retrouver à Tubize à vélo. Que faut-il de plus ? En tant que ministre du Budget, je vais aussi tenter de convaincre le ministre flamand et ensuite, j’en ferai de même avec le ou la futur(e) Premier(e) ministre et les bourgmestres concernés. Avec les deux plus grandes fédérations sportives, on peut rêver d’autre chose, d’une Silicon Valley du sport. Et si le pays était plus fort grâce à une idée wallonne ?", conclut-il.