Le prévenu est privé de ses droits civils et politiques durant dix ans. Il était poursuivi pour des faits de viol commis à plusieurs reprises envers sa fille alors qu'elle avait treize ans, et pour des faits de violence envers sa compagne et ses enfants. Il était en situation de récidive, après avoir déjà été condamné pour viol. Son arrestation immédiate a été ordonnée par crainte qu'il commette de nouveaux faits. C'est après la séparation de ses parents - à la suite de faits de violence - que la jeune victime a révélé à sa mère que son père avait abusé d'elle. Des révélations confirmées lors d'une audition vidéofilmée dont le contenu a été jugé crédible par les experts. Plusieurs éléments d'enquête ont également corroboré les dires de la jeune fille mais, tant durant l'enquête que devant le tribunal correctionnel, le prévenu niait tout en bloc.

Il affirmait que sa fille avait été manipulée par sa mère qui voulait se venger de lui, et que toute cette histoire n'était qu'une invention. Ce n'est pas l'avis du tribunal qui, dans son jugement, souligne l'extrême gravité des faits, les conséquences gravissimes et durables des faits pour la victime, le climat de violence que le prévenu faisait régner dans sa famille ainsi que ses antécédents spécifiques.

Le fait que le prévenu ne reconnaisse aucun fait de moeurs, et donc ne se remette pas en question, a poussé le tribunal à ajouter aux huit ans de prison ferme prononcés une période de cinq ans de mise à disposition du tribunal d'application des peines.

Alors que le Rixensartois était présent à l'audience et se trouve actuellement sous bracelet électronique, le tribunal a également accepté jeudi la demande d'arrestation immédiate formulée par le ministère public, par crainte que le prévenu qui était déjà en récidive commette de nouveau faits.