Brabant wallon L’opposition stéphanoise regrette la participation au projet inter-communes de maison de repos.

Les esprits se sont quelque peu échauffés lundi soir au conseil communal de Court-Saint-Étienne au moment d’aborder le projet de maison de repos sur le territoire de Genappe. Il s’agissait de soutenir la démarche du CPAS de Genappe dans sa demande auprès de la tutelle pour des lits supplémentaires dans ce projet inter-communes et inter-CPAS avec Genappe, Villers-la-Ville et Lasne (qui forment ainsi une "association chapitre XII"). Dans le projet initial, la structure compte 80 lits. L’idée est de passer de 80 à 128 lits avec une résidence-service de 50 appartements sur un terrain situé dans le prolongement de la plaine communale de Genappe.

L’opposition stéphanoise a adressé pas mal de critiques au projet. "Les besoins actuels en lits dans les maisons de repos sont de 140 lits à Court-Saint-Étienne et atteindront les 200 lits d’ici 2030, a affirmé le conseiller Ecolo Michel Tricot. Pour le moment, il n’y a aucun lit. Pour nous, la priorité est d’avoir une maison de repos sur le territoire communal. L’entité seule pourrait le financer ou l’on pourrait participer à une association de communes ou de CPAS pour faire une infrastructure ici. Mais s’il faut privilégier un partenariat en dehors de la commune, alors ce serait avec Ottignies car l’infrastructure est mieux située et plus proche (le CPAS ottintois projette d’en créer une de 120 lits sur le site de la Mégisserie, NdlR)."

Du côté d’Oxygène, on rejette le projet en bloc. Le conseiller Walter Feltrin a déploré le flou autour du prix des chambres de cette future structure et le statut juridique choisi, préférant plutôt une ASBL ou une coopérative plutôt qu’une association chapitre XII.

Le bourgmestre Michael Goblet a remis en doute la proximité plus grande qu’aurait Court-Saint-Étienne avec la maison de repos à Ottignies, ajoutant que le CPAS ottintois avait de toute façon introduit son projet sans concertation avec Court. Quant aux tarifs, il a indiqué que le projet n’en était encore qu’aux premiers balbutiements et que les prix pratiqués seraient les plus bas possible. Les conseillers d’opposition ont voté contre le point.