Si la crise sanitaire est fort logiquement le sujet de conversation du moment, avec les températures qui se rafraîchissent, d’autres problèmes vont pointer le bout de leur nez, notamment pour les sans-abri. Aujourd’hui, la Jeune Province est la seule province wallonne qui ne dispose pas d’un abri de nuit pour les accueillir alors qu’on en trouve à Liège, dans le Hainaut, le Luxembourg et Namur. "La province du Brabant wallon, présentée comme la plus riche de Wallonie, ne peut plus se permettre de laisser pour compte ses moins nantis, déplore le député André Antoine qui lance un "SOS pour les SDF !"

Il faut dire que depuis des années, les Humanistes se battent et se mobilisent pour l’aménagement de deux abris de nuit. L’un à Nivelles et l’autre à Ottignies-Louvain-la-Neuve. "Le budget réservé à cet effet a, en 2020, été augmenté de 503 000 euros avec la possibilité d’ouvrir 26 nouvelles places. Par ailleurs, un nouveau fonds de lutte contre la pauvreté a été voté début de ce mois par le Parlement wallon et doté de 25 millions d’euros. Dès lors que le cadre légal existe, que les moyens financiers sont disponibles et que l’urgence sanitaire l’exige, nous pressons les autorités politiques wallonnes et sa ministre des Affaires sociales, Christine Morréale, de mobiliser les différents acteurs publics du Brabant wallon."

Pour le Perwézien, la Province, les quatre sociétés de logement public, l’intercommunale sociale du Brabant wallon, ainsi que les CPAS concernés doivent conclure au plus vite un partenariat financier et organisationnel sous l’égide du gouvernement wallon. "L’enjeu est de taille lorsque l’on sait que plusieurs centaines de personnes demeurent sans domicile fixe. Pour aboutir dans ce dossier, nous lançons l’idée, si nécessaire, d’une solidarité active entre les 27 CPAS du Brabant wallon reposant sur une contribution de 0,385 euro par habitant pour boucler le budget des deux abris de nuit, de quoi assurer aussi le transport des personnes accueillies, notamment par le service des différents taxis sociaux actifs dans la Région", conclut André Antoine qui interpellera la ministre à ce sujet la semaine prochaine.