“On est là, on est là, à chanter pour le climat. Nous, on est là pour pousser le gouvernement à respecter ses engagements.” Sur l’air de l’hymne bien connu des gilets jaunes, une trentaine de citoyens ont poussé la chansonnette dimanche après-midi sur la place des Déportés, à Court-Saint-Étienne. Il s’agissait de se manifester, à deux jours des plaidoiries qui se tiendront dans l’”affaire climat”, procès intenté par l’association du même nom contre les autorités belges afin de les forcer à respecter leurs engagements en matière de protection de l’environnement.

Des actions avaient lieu un peu partout dans le pays et notamment à Nivelles, Court-Saint-Étienne, Walhain et Ramillies. Les participants étaient invités à s’habiller comme des avocats, pour symboliser la défense du climat. Vêtus d’une tenue noire et d’un rabat d’avocat blanc, ils se sont réunis dans le respect des mesures sanitaires. Les listes d’inscription pour participer à l’action étaient d’ailleurs limitées à 100 personnes.

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Si on suit les accords de Paris, on arrive à un réchauffement de 3,2 degrés. Mais déjà ça, on ne les suit pas, déplore l’un des militants rassemblés à Court-Saint-Étienne. Il faut imposer à la société, par tous les moyens, y compris juridiques, des changements radicaux. On est obligé de le faire collectivement pour faire le poids ensemble. On espère qu’avec ce procès, l’ensemble de la société bascule de paradigme. Le but, c’est de mettre la pression sur l’État pour qu’il prenne ses responsabilités.”

Le 16 mars, les audiences du tribunal de l’”affaire climat” débuteront, pendant neuf jours consécutifs, dans la salle d’audience de l’ancien site de l’OTAN à Haren.