Brabant wallon

L’institut belge pour la sécurité routière estime que les mesures d’accompagnements annoncées sont suffisantes.

En août dernier, l’institut belge pour la sécurité routière Vias se réjouissait de l’arrêté du ministre sortant de la Mobilité Carlo Di Antonio d’interdire les véhicules lents sur la N25 a 1er janvier 2020. Mais aujourd’hui, l’institut salue – aussi – la décision de la ministre de la Sécurité routière Valérie De Bue de casser la décision de son prédécesseur pour favoriser le dialogue et entamer des aménagements routiers d'envergure. Car interdire le charroi agricole sur la N25 n'aurait fait que déplacer le problème dans le centre des villages, estime-t-il.

"Si c’est pour autoriser les tracteurs sans prendre de mesures, on reviendrait à une situation dangereuse, estime Benoît Godart, le porte-parole de Vias. Mais la ministre a annoncé beaucoup de mesures, notamment en matière de vitesse avec l’installation de deux radars tronçons. Elle indique que les chefs de zone lui ont promis des contrôles. La signalisation lumineuse sera renforcée et elle veut par ailleurs relancer le groupe de travail pour abaisser la vitesse à certains endroits. Elle parle également de revoir les infrastructures notamment au niveau des rampes de lancement et de cartographier les itinéraires de délestage. Ce n’est pas juste casser la décision. C’est mieux ça que de passer en force comme son prédécesseur. Le dialogue est relancé. »

L’institut belge pour la sécurité routière estime qu’un abaissement de la vitesse à 90 km/h ne sera une solution que si cela s’accompagne de contrôles renforcés. « Aujourd’hui, le 120 km/h n’est pas respecté, la solution serait de placer un radar tronçon aux endroits où la vitesse est réduite à 90 km/h, poursuit le porte-parole. Si l’on abaisse juste la vitesse à 90 km/h, c’est clair que ça ne sera pas respecté. Il n’y a pas qu’un problème de cohabitation entre les voitures et les tracteurs sur la N25. C’est une vraie piste de course : avec les montées et descentes, il y en a qui prennent ça pour des toboggans. Il faut améliorer la sécurité routière sur cette nationale et la ministre a pris le problème à bras le corps. Alors que son prédécesseur n’était pas trop au courant du problème. »