Brabant wallon Un récidiviste se servait d’une "nourrice" pour planquer cannabis et cocaïne.


En octobre 2017, Thibaut, un Nivellois né en 1995, avait été condamné pour avoir vendu des stupéfiants. Mais le dossier ne lui a manifestement pas servi de leçon : la police a appris qu’il continuait son trafic dans le quartier Sainte-Barbe, vendant en association avec ses amis David et Jonathan.

La condamnation précédente l’avait cependant poussé à plus de prudence. Lors des écoutes téléphoniques, les enquêteurs ont découvert que les intéressés utilisaient des codes pour parler de cocaïne et de cannabis. Il était ainsi question de chemises blanches ou brunes, en fonction de la nature de la substance commandée, et la taille faisait référence aux quantités. Pas très difficile à décoder pour des policiers aguerris…

Les écoutes ont aussi permis de découvrir que les Nivellois utilisaient une "nourrice" : une dame sans antécédent judiciaire et donc peu exposée aux soupçons de la police, qui avait accepté que les stupéfiants soient entreposés chez elle moyennant une rémunération.

Lorsque les policiers ont débarqué chez elle, ils ont trouvé plus de 420 grammes de marijuana et une quantité moindre de cocaïne, alors qu’ils avaient fait chou blanc chez les principaux protagonistes du trafic.

Tout ce petit monde s’est donc retrouvé en correctionnelle, où le représentant du parquet n’a pas manqué de souligner les antécédents du prévenu principal, et son habitude de se jouer de la justice.

Le tribunal a rendu son jugement cette semaine. Thibaut écope de 30 mois d’emprisonnement assorti d’un sursis probatoire. Ses complices David et Jonathan sont condamnés tous les deux à un an de prison avec sursis, et à une amende ferme fixée à respectivement 6 000 et 8 000 euros. Quant à la "nourrice", elle s’en tire avec une peine de travail de 80 heures.

V.F.