LOUVAIN-LA-NEUVE

Les parents d’élèves du lycée Martin V sont ulcérés par la SNCB

PÉTITION Les parents d’élèves qui se rendent chaque jour en train au lycée Matin V en ont ras-le-bol : les navettes qui conduisent leurs enfants à la cité universitaire sont systématiquement en retard. Résultat : les élèves, eux-mêmes, arrivent en retard en cours.

“Énormément de parents sont frustrés par ce retard répétitif “, explique Stina Sandgren, la maman d’une élève de l’école néolouvaniste. “Cela arrive au moins trois fois par semaine. Et ce ne sont pas de petits retards : vingt à trente minutes. Ma fille, par exemple, doit prendre son train à 8 h à Genval pour arriver à 8 h 18 à LLN. Comme ses cours commencent à 8 h 35, elle est dans le bon. Mais avec les retards qui s’accumulent sur la ligne, le train n’arrive jamais à l’heure. Et les professeurs n’acceptent plus ces retards incessants en donnant des heures de colle aux élèves.”

Parfois, le train stoppe tout en gare d’Ottignies, avant de repartir vers Bruxelles plutôt que de continuer vers LLN. “Les gens doivent alors descendre et attendre la prochaine correspondance pour permettre au train de récupérer son retard (NDLR : le train part de Binche vers Bruxelles avant de partir vers LLN), poursuit Stina Sandgren. C’est un manque de respect total de la SNCB envers ses usagers.”

Plusieurs fois, Stina a tenté de contacter la SNCB. “À chaque fois, on me dit que mon enfant n’a qu’à prendre le train plus tôt. C’est inacceptable. Les enfants ont déjà des journées assez chargées. Si ma fille prend le train à 7 h 27, elle arrive à 8 h 07 à LLN. Pourquoi devrait-elle se lever une demi-heure plus tôt si c’est pour attendre une demi-heure à l’école avant le début des cours ? Finalement, le service public de la SNCB n’en est pas un.”

Une pétition a été lancée sur Internet par les parents d’élèves du lycée Martin V et, hier, elle avait recueilli plus de 700 signatures de parents mais également de travailleurs qui se rendent à Louvain-la-Neuve chaque matin et qui sont véritablement ulcérés par ces retards répétitifs.

Parmi les commentaires, on notera celui de Kathrine, une habitante de Rixensart : “Ce n’est hélas pas le seul problème à la SNCB. Notamment le soir : trains en retard, voire supprimés, trop peu de places assises, beaucoup de personnes doivent voyager debout et serrés comme dans des boîtes à sardines. Par contre, les prix augmentent chaque année. Le minimum serait que la qualité du service suive l’évolution des prix ! Il n’est vraiment pas étonnant que tant de gens préfèrent toujours aller au travail en voiture !”

Afin de faire changer les choses, une réunion est organisée ce jeudi à 20 h à l’implantation des Bruyères du lycée Martin V. Accessible tant aux parents d’élèves confrontés aux problèmes qu’aux autres navetteurs, elle sera organisée en présence de Philippe Matthis, administrateur de la SNCB, et Paul Verwilghen, chef de cabinet de Marie-Dominique Simonet.



© La Dernière Heure 2010