Nous l’avons évoqué dans ces colonnes il y a deux semaines: un pré-rapport sur l’état des peupliers de la Dodaine, envoyé par un bureau spécialisé à la demande de la Ville, avait conduit le bourgmestre Pierre Huart à ordonner l’abattage de deux arbres en urgence. Sachant que, sans doute, d’autres arbres devraient suivre…

Les conclusions définitives sont arrivées à l’hôtel de ville. « Les résultats sont catastrophiques et nous amènent à prendre plusieurs décisions. Un changement radical s’impose », a annoncé sur place, lundi, le collège communal pratiquement au complet.

Les examens pratiqués par les spécialistes indiquent qu’un champignon ravage l’intérieur des troncs des peupliers qui bordent le petit étang. L’abattage de deux qui semblaient les plus atteints le confirme: à la base, il ne reste pratiquement plus de bois sain. L’intérieur est creux, et derrière l’écorce, la matière est devenue très friable.

« Je ne sais pas comment il tenait encore debout, souffle l’ingénieure et experte Murielle Eyletters. Sans doute parce qu’ici, il était protégé des vents dominants… La dégradation est probablement en cours depuis une dizaine d’années. Le champignon dégrade la base du tronc. Une quinzaine d’arbres sont atteints et ils sont répartis sur tout l’alignement. »

Les peupliers ont été plantés très près les uns des autres, et leurs racines s’entremêlent. Ils sont par ailleurs arrivés à maturité puisqu’ils ont environ 70 ans. Dans ces conditions, il n’y a pas d’autre solution que d’abattre les 32 peupliers bordant l’étang. Ce sera fait vers la mi-septembre.

Une décision qui, on le devine, n’a pas été prise de gaité de coeur. Le collège a décidé dans la foulée de demander à un bureau spécialisé de plancher sur les possibilités de replantation dès la fin de l’hiver ou au printemps prochain. La Commission des monuments et site devra également être consultée pour les nouvelles plantations, l’ensemble du parc étant classé.