Un Nivellois avait répandu de l’essence dans un débit de boissons de la Grand-Place

En mai 2018, après avoir passé une soirée à l’extérieur avec sa compagne, un Nivellois s’est disputé avec cette dame. Le couple logeait à l’étage d’un café de la Grand-Place mais vu leur différend, la mère de famille a préféré aller dormir chez sa mère. Ses enfants, eux, passaient la nuit dans l’appartement au-dessus du café.

Après 3 h du matin, des fêtards qui se trouvaient sur la Grand-Place ont vu de la lumière et ont tambouriné à la porte de l’établissement. Ils voulaient se faire ouvrir pour boire un dernier verre et l’homme a fini par les laisser entrer.

Mais une fois à l’intérieur, le groupe a été surpris par une forte odeur d’essence. Personne n’a cru à l’histoire de mobylette racontée par le Nivellois - qui était ivre - pour justifier la situation. Les invités se sont inquiétés encore plus en entendant du bruit à l’étage. L’homme a prétendu qu’il n’y avait qu’un chien. Mais les fêtards ont pris l’initiative de monter et ils ont fait sortir les enfants, tout en appelant la police et les pompiers.

Les images des caméras de surveillance du café, visionnées par la suite par les enquêteurs, ont confirmé que le Nivellois était allé chercher un bidon d’essence à l’arrière de l’établissement, avant d’en répandre le contenu à l’intérieur. "Je regrette, les enfants en restent marqués et ma compagne m’en veut encore. Elle ne le digérera jamais, il faudra vivre avec ça", avait affirmé le prévenu sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel.

Ce qui n’a pas empêché la défense de plaider l’acquittement. Le prévenu disait ne pas se souvenir d’avoir déversé l’essence, et son conseil estimait qu’il s’était volontairement désisté de son geste.

Pour le parquet, au contraire, c’est l’arrivée des tiers qui a permis d’éviter le drame et la prévention de tentative d’incendie volontaire était incontestablement établie.

C’est également l’avis du tribunal, qui a rendu son jugement mercredi. Le Nivellois écope, conformément aux réquisitions du ministère public, de trente mois d’emprisonnement assortis d’un sursis total.