Brabant wallon

La mauvaise manipulation de son arme automatique a trahi un habitant de Rebecq

Le 24 octobre 2015, vers 5 h du matin, deux auteurs qui avaient le visage dissimulé sous une cagoule ont carjacké une voiture arrêtée à un feu rouge, à Tubize. Le conducteur avait d’abord résisté mais un des auteurs, qui avait une arme de poing, n’a pas hésité à tirer dans la vitre du véhicule pour montrer qu’il ne blaguait pas.

Trois semaines plus tard, dans la commune voisine de Rebecq, c’est un homicide qui a eu lieu. L’auteur a été intercepté: Bilal S., rebecquois né en 1991, était en aveu d’avoir fait feu sur Salvatore Falzone. Les faits ont été qualifié d’assassinat et l’intéressé été condamné pour cela à 25 ans de réclusion.

Le lien entre les deux affaires est apparu lors de la reconstitution de l’homicide. Bilal S., invité à reproduire les gestes qui ont conduit à la mort de Salvatore Falzone, s’est exécuté et les enquêteurs ont constaté qu’après chaque tir, il chambrait manuellement son arme… automatique.

Une erreur de manipulation expliquant la présence de cartouches non percutées sur les lieux de l’homicide puisqu’elle a pour effet d’éjecter la munition placée automatiquement par le mécanisme dans la chambre de l’arme. Et sur les lieux du carjacking à Tubize, c’est exactement une munition du même type, non percutée, qui avait été retrouvée.

S’y ajoutait des éléments de téléphonie, la description des auteurs et d’autres circonstances tendant à incriminer Bilal S.

Celui-ci a nié devant les policiers être un des deux carjackeurs mais le tribunal estime qu’il est bien coupable. Il écope pour cela de 30 mois de prison ferme.