A la police, en 2017, une habitante de Nivelles a expliqué que durant des années, son mari l’a forcée régulièrement à entretenir avec lui des relations sexuelles. Elle n’en avait pas vraiment envie, mais il se montrait insistant et au besoin, jouait de sa force. Vu son éducation très traditionnelle, la dame a un temps estimé que son devoir d’épouse était de faire ce que voulait son mari.

Elle s’est rendu compte que ce n’était pas normal, d’autant que l’homme pouvait aussi se montrer violent, surtout lorsqu’il avait consommé de l’alcool ou du cannabis. Et à l’automne 2017, après avoir appris ce qu’il avait fait à leur fils de six ans, elle a décidé que cela suffisait et qu’elle devait divorcer.

Il était déjà question de séparation, ce qu’il ne supportait pas. Après une discussion sur la question lui montrant qu’il n’y avait plus d’espoir de recoller les morceaux, il a vidé une bouteille de vodka. Ivre, il a pris son fils dans les bras, a abaissé le pantalon du garçonnet, et a pris son sexe dans sa bouche. Auparavant, il avait déjà mis sa langue dans le bouche d’un autre de ses garçons, « pour le taquiner ».

Un jeu, à suivre les explications du prévenu devant le tribunal correctionnel. La justice, jeudi, a quant à elle qualifié les faits d’attentat à la pudeur. Et c’est le viol qui retenu pour le comportement du Nivellois vis-à-vis de son épouse.

Il écope dès lors de trois ans de prison assorti d’un sursis probatoire total lui imposant un suivi psychologique et une abstinence pour l’alcool et les stupéfiants.