On est loin de la centaine de patients hospitalisés lors de la deuxième vague en novembre dernier, mais la situation n’en reste pas moins compliquée à gérer à la clinique Saint-Pierre d’Ottignies. On dénombre actuellement 48 personnes hospitalisées pour coronavirus, dont cinq aux soins intensifs. La pression s’accentue sur les unités Covid et les équipes doivent commencer à faire des choix dans les opérations non urgentes.

"Depuis deux semaines, on a bien élargi le nombre de lits, bien au-delà des phases imposées, explique Jean-Pierre Pelgrim, chef du service des urgences de la clinique. Quand on ouvre des unités, on réduit la voilure pour les patients hors Covid car il est difficile de trouver le personnel soignant pour s’en occuper. Depuis mercredi, on organise l’activité élective à la fois pour ouvrir de nouveaux lits de soins intensifs pour lundi (pour l’activation de la phase 2A, NdlR) et pour libérer du personnel infirmier afin qu’il puisse aider à la réanimation ."

Le chef des urgences constate que les patients sont désormais plus jeunes et leur prise en charge est souvent plus lourde et plus longue. "Ce sont des gens plus jeunes, de 50, 60 voire 70 ans. Ils restent un certain temps en soins intensifs et on bloque les lits pendant plusieurs semaines. On est donc obligé d’élargir les lits des soins intensifs pour les patients Covid et on bloque les accès pour les autres malades. C’est extrêmement difficile. Ce n’est pas le nombre de lits qui manque mais le personnel ."