Michel Januth, bourgmestre de Tubize, fait le point sur la législature avant les élections

À quelques mois des prochaines élections, Michel Januth, le bourgmestre de Tubize, a décidé de faire le point sur sa législature. L’occasion de faire le bilan des actions entreprises mais également de tirer à boulets rouges sur le travail réalisé par l’ancienne législature, aujourd’hui dans l’opposition. "Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on n’a pas eu le temps de s’ennuyer au vu de l’ampleur de la tâche qui se trouvait devant nous, explique-t-il. Car, il faut bien le rappeler : nous avons trouvé la commune dans une situation plus que catastrophique. Certains, souvenez-vous, ont même parlé de faillite ! Nous n’en étions pas loin !"

Et de pointer quelques "cadavres" qu’il a découverts dans les placards de la maison communale. "Les relations avec le CRAC étaient on ne peut plus mauvaises. Rien n’était communiqué correctement, aucune situation claire, on naviguait à vue, au jour le jour. Nous avons renoué le dialogue, analysé les tableaux de bord, réalisé les analyses de coût net de fonctionnement et de personnel ou encore réétudié les emprunts. Un travail colossal a été accompli par chacun des membres du collège."

Et de pointer des dossiers juridiques et des travaux réalisés sans permis. "Je pense à la ZIT de Coeurcq en amont des étangs où des travaux ont commencé sur des terrains n’appartenant pas à la Ville, à des arrangements immobiliers sur Oisquercq et Saintes, au stade de football, avec la construction sans permis et des factures impayées ou encore au dossier des garages construits sans permis au boulevard Georges Deryck. Aujourd’hui, dans le cadre d’une saine gestion d’avenir, nous avons provisionné des montants importants pour couvrir ces litiges et ne pas hypothéquer l’avenir financier de la ville", continue Michel Januth.

Le maïeur est également revenu sur la gestion de l’administration avec des heures de récupération "astronomiques validées par le précédent collège. Plus de 8.000 heures pour un seul agent !" Sans oublier les travaux. "Les voiries, les trottoirs, les égouts, les bâtiments, les écoles notamment, tout était dans un état de délabrement et de manque d’entretien évident. Nous avons établi un plan quinquennal pour la mise en conformité des bâtiments. En 2017, nous avons même bénéficié d’un bonus de près de 200.000 € de la part de la Région car nous avons réalisé 100 % de notre plan d’investissement communal" , conclut-il.

Quoi qu’en disent certains : la campagne est bien lancée dans la cité du Betchard !