Les nouveaux statuts de la Régie communale autonome en charge des infrastructures ont été votés lors du conseil communal de ce lundi soir, à Tubize. Seule Lyseline Louvigny (opposition) a rejeté le nouveau texte. La raison? La forme du document.

Le texte évoque à maintes reprises "le directeur", sous sa forme masculine donc. Ce qui a fait réagir la libérale. Cette dernière a écrit à la majorité, pour proposer de passer à l’écriture inclusive, en écrivant soit "le directeur ou la directrice", soit "le.la directeur.rice". Sauf que les modifications n’étaient plus possibles au moment de valider ou non les nouveaux statuts et qu’ils ont été soumis au vote, dans leur version originale.

"Je ne suis pas du tout contraire à ce changement. Mais je ne peux pas modifier le texte et le faire voter sans que les élus n’aient pris connaissance de la dernière version, et nous n’avons pas le temps en séance de lire le document en entier", a regretté Michel Januth, le bourgmestre (éB).

Une charte communale

Vu les délais trop serrés, le point n’a pas pu être reporté. Il n’empêche que Lyseline Louvigny aimerait que cette écriture inclusive soit instaurée à l’avenir. "Ce qui serait intéressant, c’est de mettre en place une charte communale, pour qu’on utilise tous l’écriture inclusive de la même manière. Que ce soit la parenthèse ou le point. Il faudrait envoyer l’information aux différents services, avec une note explicative sur la façon de procéder. Afin que ce soit homogène."

Pour le bourgmestre, c’est tout à fait possible, mais avec un peu de flexibilité, "on ne pourra pas du jour au lendemain appliquer l’écriture inclusive, ça se fera petit à petit". Une certaine sensibilisation doit en effet être effectuée préalablement.

Sandra Dumonceau, l’échevine écologiste, toujours très attentive à la thématique des personnes en situation de handicap, a tenu également à attirer l’attention sur une problématique. "Les malvoyants m’ont signalé que lorsqu’ils reçoivent les documents de la Ville de Tubize et qu’ils activent la lecture audio, c’est très fatigant d’entendre "le.la directeur point directrice". C’est assez lourd. C’est vrai que l’écriture inclusive fait avancer les choses et que c’est positif, mais il faut aussi penser aux personnes en situation de handicap. L’écriture inclusive n’est pas adaptée pour eux…"