Si le conseil de la zone de police Nivelles-Genappe a déjà évoqué à plusieurs reprises l’utilisation de bodycams par les équipes d’intervention, l’utilisation de ces petites caméras que les policiers portent sur eux doit faire l’objet d’un accord des conseils communaux. Le point été soumis lundi aux élus aclots.

Et ce n’est pas vraiment comme une lettre à la poste. Pour Ecolo par exemple, Sacha Posilovic a précisé qu’il comprenait les intentions sans aucun doute louables de la police, mais qu’il se posait de sérieuses questions sur les moyens, qui sont attentatoires à la vie privée.

André Flahaut (PluS), lui, a demandé une série de précisions pour garantir qu’il n’y ait pas de dérapages. Il a voulu notamment savoir qui pourrait regarder les images une fois enregistrées, à quel moment les caméras entrent en fonction, si elles peuvent équiper les véhicules et pas seulement les hommes…

Le chef de zone, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman a indiqué que si les bodycams peuvent faire peur parce qu’il s’agit d’un nouvel outil, il est persuadé qu’elles seront incontournables dans les années à venir. Elles restent cependant un moyen exceptionnel, à utiliser de manière encadrée, parcimonieuse et en respectant strictement les règles en vigueur en matière de vie privée.

Les citoyens devront être avertis lorsqu’elles seront déclenchées, seuls quelques policiers habilités pourront visionner les images (aucun civil) en suivant une procédure interne, et les images seront effacées après un mois, sauf si elles doivent être exploitées dans un dossier judiciaire. Après avoir été "anonymisées", elles pourront également servir à des fins de formation des policiers.

Les conseillers ont finalement approuvé l’utilisation des bodycams à l’unanimité, après avoir délégué au conseil de police une mission d’évaluation.