Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a condamné jeudi David D., un habitant de Lodelinsart né en 1987, à neuf ans d'emprisonnement. Il était notamment poursuivi pour le viol de deux de ses belles-filles, née en 2009 et en 2004. Il niait les faits en ce qui concerne la plus jeune et affirmait que la seconde, âgée de 15 ans lors des faits, l'avait séduit et avait entretenu avec lui des relations consenties. Ce sont les confidences de la plus jeune de ses belles-filles, à sa grand-mère et à ses tantes, qui ont provoqué le dépôt d'une plainte en juin 2018. L'enfant a confirmé aux enquêteurs que son beau-père l'avait violée à au moins dix reprises, lorsque sa mère était absente. Cela s'est déroulé durant plusieurs années. Les experts ont estimé que les déclarations de la fillette étaient crédibles, et ont détecté chez elle un stress post-traumatique aigu. Le prévenu, devant les enquêteurs et encore à l'audience il y a un mois devant le tribunal correctionnel, a nié catégoriquement ces faits.

Poursuivi pour le viol d'une autre de ses belles-filles, âgée de 15 ans, il affirmait qu'il avait effectivement entretenu des relations sexuelles à quatre reprises avec elle mais que celles-ci étaient consenties. La victime, elle, a déclaré qu'elle avait fait l'objet de manipulation et de pression de la part de son beau-père, qui la couvrait aussi de cadeaux pour acheter son silence.

Une troisième victime, amie de la famille, s'était fait connaitre. Pour elle, le tribunal relève que son récit a été jugé crédible par les experts mais que les éléments figurant au dossier restent insuffisants par établir des certitudes. "Un doute, même infime", doit profiter au prévenu, indique le tribunal qui a acquitté David D. pour les préventions concernant cette jeune fille.

Pour fixer la hauteur de la peine, la justice a retenu l'extrême gravité des faits, le jeune âge des victimes et l'absence de considération du prévenu envers les jeunes filles.