N’acceptant pas la rupture, il envoie à son ex des visages vitriolés et des corps fusillés.

Poursuivi notamment pour avoir malmené son ex-épouse le 4 juin 2016, un ancien habitant de Braine-le-Château a expliqué devant le tribunal correctionnel qu’il n’avait jamais frappé personne. Coup classique : madame s’est cognée à un meuble et a déposé une plainte pour des faits imaginaires…

"On a vécu vingt ans ensemble, on a des enfants, et elle en arrive à ça : cela me dépasse complètement", a-t-il commenté sur le banc des prévenus.

De quoi faire bouillir la substitut, qui poursuivait également l’homme pour des faits de harcèlement. Après cinq plaintes, c’est une juge d’instruction qui a pris l’enquête en main. Ce qui n’est pas commun dans de tels dossiers.

Mais les messages envoyés par l’intéressé étaient du genre gratiné, et n’ont pas cessé durant des mois. Lorsque la juge d’instruction a entendu le Castellobrainois, il a souri et cela a été acté au procès-verbal. Et plus tard, alors que l’homme avouait avoir envoyé des messages comme "Cela prendra du temps mais je te crèverai" ou "J’ai de moins en moins de raisons de te laisser vivre", il a décidé de faire dans l’illustration.

Des photos de visages vitriolés ou encore des corps criblés de balles illustraient les menaces répétées du prévenu. D’où la peine de 20 mois avec sursis probatoire réclamée par le ministère public.

Le jugement n’opte pas pour cette sanction mais pour une peine de probation autonome de deux ans obligeant le prévenu à se faire suivre par un psy. Si les conditions ne sont pas respectées, il écopera d’une peine de prison de 15 mois.