Brabant wallon Soixante policiers et une centaine d’élèves pour simuler une intrusion malveillante à l’école.


Les riverains et les parents avaient été prévenus mais ceux qui passaient par hasard, hier, dans les environs de l’IPET, ont sans doute été surpris. Voire inquiets. Pas de panique, il s’agissait d’un exercice préparé depuis trois mois par la zone de police Nivelles-Genappe, et destiné à simuler l’intrusion de personnes armées susceptibles de faire un carnage dans l’établissement. La zone de police Ouest Brabant wallon a également participé et il y avait donc beaucoup d’hommes et de véhicules de police mercredi dans la zone.

Du reste, la rue de Sotriamont avait été fermée à la circulation, une déviation était en place pour les bus, et il n’était pas question d’entrer sur le site. Une centaine d’élèves de la 3e à la 6e secondaire ont joué le jeu, et certains censés avoir été blessés dans le feu de l’action étaient grimés pour leurs homologues d’une section esthétique.

Le scénario prévoyait que deux individus, des policiers déguisés, entrent dans l’école avec des armes. Leur intention était de faire un maximum de victimes et l’un d’eux s’est suicidé, alors que l’autre a pu être arrêté. Petite surprise des concepteurs de l’exercice : un vrai professeur a endossé le rôle d’un complice qui prenait la fuite au dernier moment. Les intervenants ont donc dû le retrouver dans le chaos de l’intervention, en mettant à profit les indications données par les élèves. "Cet exercice avait un double but, précise-t-on du côté de la zone de police. Il s’agissait de tester les procédures de sécurité au sein de l’IPET en cas d’intrusion, et de permettre aux policiers de s’entraîner à ce type d’intervention catastrophe."