Entre odeur de poudre et charge de cavalerie, un spectateur impressionné



WATERLOO Il y a ceux qui arrivent en maudissant la pluie qui commence à tomber, ceux qui ne sont pas contents de n’avoir pas obtenu exactement la place qu’ils voulaient, ceux qui trouvent qu’il fallait trop marcher pour arriver sur le champ de bataille…

Mais après une demi-heure de spectacle, les clans se réunifient et crient ensemble d’enthousiasme lors d’une charge de cavalerie, commentent les mouvements de troupe, admirent les uniformes…

Parce que peu importe la météo ou les kilomètres qu’on a dans les jambes, le caractère impressionnant de la reconstitution au pied de la butte fait l’unanimité. D’ailleurs, à la fin de la bataille, alors que les troupes quittaient le champ de bataille, les 40.000 spectateurs ont spontanément applaudi ceux qui ont bravé la fumée, le bruit des canons, les explosions et les dangers que comporte toujours le maniement des armes.

Avec 250 chevaux, le nombre de cavaliers était triplé par rapport aux années précédentes. Jamais en Europe, on n’avait reconstitué des charges de cette ampleur. Les sabots qui martèlent le sol, les blés qui sifflent sur les pattes des montures, les clameurs de ceux qui chargent et les cris de ceux qui sont chargés et forment des carrés pour se défendre, on s’y croirait vraiment.

Les commentaires, livrés en trois langues – Jean-Pierre Hautier, de la RTBF, assurait la lecture en français –, sont restés très sobres, mais ajoutaient un vrai plus pour la compréhension du déroulement des combats. Pas de doute, ce 195e anniversaire de la bataille restera un bon cru.

© La Dernière Heure 2010