Le projet était dans les cartons depuis 2019 mais la crise sanitaire a quelque peu ralenti la procédure. C’est donc ce mardi soir que les autorités communales de Wavre ont officialisé leur intention d’ouvrir un lieu d’hébergement collectif temporaire pour migrants sur le territoire. Celui-ci sera organisé dans l’ancienne conciergerie du château de l’Ermitage, aux abords du parc Mandela.

La maison pourra accueillir jusqu’à huit personnes isolées, normalement de jeunes hommes âgés entre 15 et 25 ans. Ils devraient occuper les lieux dès ce week-end.

C’est l’association “Plateforme citoyenne de Soutien aux Réfugiés”, active depuis 2015 dans l’organisation de l’hébergement de personnes en situation d’exil, qui organisera et coordonnera l’action. Une convention d’occupation précaire du lieu pour une durée de six mois doit être conclue entre la Ville et l’association.

“La crise du coronavirus accroît encore davantage le problème tant pour les migrants que pour les personnes qui leur apportent du soutien, ont commenté les autorités wavriennes. Leur forte mobilité et leur crainte vis-à-vis des structures officielles en raison de l’irrégularité de leur séjour empêchent une réelle prise en charge, une traçabilité ou une mise en quarantaine. La prise en compte de cette réalité est indispensable dans la gestion de la crise sanitaire”, ont-elles souligné.

Entre mars et août 2020, l’asbl a ouvert plus de 35 hébergements pour migrants en Belgique, dont 11 en Brabant wallon. À Wavre, un groupe local de la Plateforme s’est structuré en 2019 sous le nom de “Wavre Refugees” et ce sont ses bénévoles qui prendront en charge la gestion quotidienne de l’hébergement de l’Ermitage.

La bourgmestre de Wavre a par ailleurs tenu à saluer l’engagement de nombreux Wavriens “qui s’impliquent depuis plusieurs années à titre individuel ou au sein de collectifs pour apporter leur soutien à ce public vulnérable.”

Parallèlement à l’ouverture de cet hébergement collectif, le CPAS de Wavre a installé deux hébergements de nuit pour personnes sans-abri, dans des containers sur le site du CPAS. Ces logements d’urgence devraient rester jusqu’au mois de mars. Ils n’ont pas encore été utilisés pour le moment.