Deux autres Brabançons, également présents dans l'habitation, ont été arrêtés.

C’est dans une habitation au plein cœur de Lasne, commune huppée du Brabant wallon, que l’horreur s’est produite. Une habitation d’apparence soignée, blanche et aux châssis bleus, où jamais l’on aurait pu imaginer le drame qui s’y est joué.

Le 11 novembre dernier, une Brabançonne âgée d’une vingtaine d’années a piégé un jeune homme, âgé de 26 ans et originaire de Charleroi, en attirant celui-ci dans l’habitation de Christophe V., un quadragénaire. Un autre individu né en 1994 et une jeune femme née en 1995, tous deux aussi originaires du Brabant wallon, étaient alors présents à son domicile.

LIRE AUSSISéquestration à Lasne: mandat d'arrêt délivré à l'encontre d'un Farciennois

Les protagonistes ont violenté le jeune homme, le dénudant, le rouant de coups et lui occasionnant des brûlures à l’aide d’un allume-cigare. Ils ont ensuite abandonné leur victime dans la région de Namur. Blessé, le garçon est parvenu à rentrer chez lui en train. Des membres de sa famille ayant aussitôt alerté les autorités judiciaires, l’intervention d’un médecin légiste a été requise par le parquet du Brabant wallon. Un juge d’instruction a ensuite été saisi.

Des faits insoutenables, d’autant que l’on apprend que les quatre bourreaux présumés seraient, eux aussi, déficients mentaux et/ou porteurs d’un handicap physique. Le parquet du Brabant wallon nous précisait jeudi que les tortionnaires présumés pourraient être déficients mentaux, mais une expertise psychiatrique doit encore être menée.

Pour Yannis, le voisin direct de l’auteur présumé, il n’y a aucun doute sur la déficience mentale du suspect. “Je suis son voisin depuis trois ans et je peux affirmer avec certitude qu’il est arriéré mental, lâche le Lasnois. On ne sait pas avoir une discussion normale avec lui, il bégaye et n’est manifestement pas en possession de tous ses moyens. Quant à sa copine, j’ai vu qu’elle se déplace en chaise roulante.”

Yannis poursuit avec le calvaire qu’il vivait depuis peu. “Cela faisait deux ou trois mois qu’ils étaient quatre dans cette maison et, chaque nuit, j’entendais du bruit : des cris, des grincements au sol comme des meubles que l’on déplace… Une semaine avant les faits, j’ai décidé d’aller m’expliquer avec lui. Il ne savait rien dire d’autre que “oui, oui”, comme un enfant.

Notre témoin nous apprend enfin que le suspect changeait régulièrement de compagne. “Depuis que je suis là, c’est-à-dire environ trois ans, il en a eu au moins quatre différentes.

Après avoir ordonné des perquisitions et entendu les suspects, le magistrat instructeur a placé vendredi les quatre individus sous mandat d’arrêt. Ils ont comparu mercredi devant la chambre du conseil, qui a confirmé les quatre mandats d’arrêt qui sont donc prolongés d’un mois. Ce vendredi, on apprend qu'un cinquième suspect a été placé sous mandat d'arrêt dans le cadre de ce dossier.