En septembre 2018, une dame qui avait rencontré un sexagénaire de Jodoigne lors d’une soirée pour célibataire a déposé plainte contre lui. Il était membre de la même association qu’elle, et qui vise à organiser diverses activités pour les personnes seules. Au départ, l’homme s’est montré charmant et attentionné, et elle est tombée sous son charme. Mais après deux ou trois mois de relation amoureuse, il a commencé à exercer sur elle une emprise qu’elle pouvait de moins en moins supporter.

Lorsqu’elle a mis fin à la relation, il l’a inondée de messages. Ne comprenant pas qu’elle veuille le quitter, il s’est aussi adressé aux proches de la dame, l’a dénigrée, se retrouvait partout où elle allait et a même débarqué chez elle un soir, alors qu’elle ne voulait plus le voir. La police est intervenue et elle a déposé plusieurs plaintes, qui n’ont toutefois pas été suivies d’effets.

En janvier 2021, c’est une Namuroise qui a déposé plainte contre le Jodoignois. Elle aussi faisait partie de l’association pour célibataires, mais ne connaissait pas la victime précédente.

Ce qu’elle a raconté aux enquêteurs correspond pratiquement en tout point au récit de la première dame. Quelques semaines de relations idylliques, puis l’exigence du sexagénaire de tout contrôler, de savoir où elle se trouvait, quand et en compagnie de qui. Et lorsqu’elle lui a annoncé qu’elle le quittait, elle a été harcelée de la même manière, sa fille a reçu un courrier du prévenu dévoilant des choses intimes, et elle se sentait espionnée au point de faire des crises d’angoisse.

Il est apparu que le prévenu avait déjà été condamné pour harcèlement dans le passé. Mais devant le tribunal, il se posait plutôt en victime de femmes qu’il avait voulu protéger et qui lui avaient plutôt mal rendu…

Le jugement est sévère : deux ans de prison avec un sursis probatoire qui impose notamment de cesser tout contact avec les deux victimes.