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La confrérie de la Tarte al djote a fêté ses trente ans ce week-end

GASTRONOMIE Samedi après-midi dans le cloître de la collégiale Sainte-Gertrude, les membres de la confrérie de la Tarte al djote ont tenu un chapitre exceptionnel.

Il s’agissait de célébrer leurs trente ans d’existence, dans les lieux mêmes où s’est tenu le tout premier chapitre. Un événement à l’époque : il s’agissait de la première confrérie mise sur pied dans un Brabant qu’on ne disait pas wallon à l’époque.

Trente ans, loin d’être un aboutissement, est aussi l’âge d’un nouveau départ, ont souligné les intervenants : contrairement à pas mal d’autres, la confrérie aclote a la chance d’attirer pas mal de jeunes, qui amènent donc des idées neuves.

De l’aveu même des confrères, ils n’étaient pas tout à fait conscients, en 1980, de l’aventure dans laquelle ils se lançaient. Mais l’important est que les objectifs fixés aient été atteints : la grande majorité des fabricants ont joué le jeu, et la qualité de la tarte al djote n’a jamais été aussi élevée. “C’est une joie légitime”, a commenté Pierre Chantraine, en revenant sur l’histoire de la confrérie lors de ce chapitre.

Avec quelle recette ? Celle de la djote évidemment, puisque les confrères ont la chance de défendre un produit vraiment typique mais également de qualité. Reste qu’il fallait aussi de la rigueur, notamment pour gérer une telle association réunissant des gens de pensée, d’opinion et d’origine sociale différente. Et évidemment, pour gérer l’attribution des labels de qualité sans que la probité des confrères puisse jamais être remise en question.

Il a fallu de l’audace aussi, pour mettre sur pied des événements originaux comme la cérémonie de remise des labels, mais aussi les marchés médiévaux du début, ou encore des jeux scéniques. Dans les ingrédients de la réussite, les confrères incluent aussi le brin de chance sans lequel les meilleures initiatives peuvent parfois tourner au fiasco.

Et puis il y a les qualités des dirigeants. En fin de chapitre, un hommage appuyé a été rendu à Pierre Vanderborght, premier grand bailly de la confrérie, choisi à l’unanimité par l’ensemble des fondateurs. “Il a donné une âme, un esprit et une dimension hors du commun à notre initiative”, a remercié Louis Havaux, en lui offrant un cadeau sous les applaudissements du public.



© La Dernière Heure 2010