Jessica Vander Heyden y travaille comme coordinatrice depuis juin dernier

HELECINE Son enthousiasme est palpable. Du haut de son quart de siècle, Jessica Vander Heyden est manifestement heureuse de son sort : depuis le 17 juin dernier, elle est coordinatrice chargée de la gestion du musée Armand Pellegrin de Hélécine.

Licenciée en Histoire de l’Art, titulaire d’un master en Communication culturelle et d’un certificat de base en gestion, cette néo-Hélécinoise originaire de Mouscron peut aussi mettre en avant un sens de l’organisation, une polyvalence certaine et des épaules apparemment plus solides qu’il n’y paraît.

Autant de qualités qui seront bien utiles dans le cadre de son mi-temps. Car du pain sur la planche, il y en a. “J’ai été engagée pour permettre la mise en conformité du musée en vue d’une reconnaissance en catégorie C par la Fédération Wallonie-Bruxelles”, résume Jessica Vander Heyden. “Ce qui sous-entend trois grandes missions. La 1re, c’est la constitution d’une réserve qui permettra ensuite d’effectuer le tri parmi les milliers de pièces des collections.”

Cela impliquera aussi la construction d’un bâtiment à l’arrière des infrastructures actuelles. Un édifice qui proposera des conditions de conservations idoines en termes de température, d’hygrométrie, de lumière...

La 2e partie est aussi conséquente : un inventaire de ce que possède le musée, accompagné d’une numérotation, de prises de photos (dont se charge Jennifer Kedzia, la stagiaire) et la récolte de données (avec la participation de Maurice Dewolf et de sa mémoire). Enfin, la mise en place d’un nouveau projet muséologique est aussi prévue. De quoi envisager un changement de scénographie… sans pour autant abandonner, par exemple, l’école d’autrefois.

“J’aimerais favoriser non plus l’objet en lui-même mais toucher les gens au travers d’un message, faire appel aux sens”, avoue Jessica Vander Heyden. “L’idée serait d’avoir un public actif et pas seulement spectateur. Cela sans négliger l’apport des habitants, des témoins de la vie du village…”

Et Maurice Dewolf, dans tout cela ? L’emblématique (et truculent) conservateur est toujours là. Et son rôle s’avère central. “Il me donne un bon coup de main… et, entre nous, ça se passe bien”, sourit Jessica Vander Heyden. “Nous travaillons ensemble pour faire avancer le musée. Monsieur Dewolf a toujours un rôle à jouer. J’ai, du reste, du respect pour lui et par rapport à tout ce qu’il a réalisé ici.”



© La Dernière Heure 2012