Pour sa première apparition à la salle Côté Cours (lire ci-contre), le théâtre d’Appoint se met à l’heure norvégienne du 15 au 30 novembre avec le Peer Gynt de Henrik Ibsen tout en offrant à son public un certain décalage grâce à Ahmed Ayed, le metteur en scène.

"J’ai privilégié une ligne très rock’n’roll", explique-t-il en citant des artistes comme Lou Reed ou Nine Inch Nails. "Pas de Grieg, donc, comme dans la version originale, mais quand même beaucoup de musique ainsi que quelques moments chorégraphiés et sans paroles."

Sur scène, ils seront 11 à donner vie au récit des aventures (réelles ou imaginaires, peu importe) du héros susnommé.

"Au début de l’histoire, c’est un ado qui veut devenir l’empereur de la Terre", résume Ahmed Ayed. "Mais il ne réfléchit pas trop et ne parvient pas à canaliser la part animale qu’il a en lui."

Le texte initial d’Ibsen, c’est théoriquement cinq heures de spectacle. Ici, il n’y en aura qu’une et demie. Autant dire qu’il a fallu un sérieux labeur en amont de la part du metteur en scène, qui avoue avoir "coupé, réassemblé et mené un travail de puzzle".

Les personnages restent toutefois nombreux. De quoi permettre à chacun des 11 comédiens d’élargir la palette de son jeu en fonction des moments et des circonstances. Le tout au milieu d’un décor plutôt original.

La récupération n’y est pas un vain mot : il y a même des sacs PMC. Quant au texte, il s’agit de la traduction française traditionnelle, celle de Marie Cardinal.

"Une traduction québecquoise", sourit Ahmed Ayed. "C’est comme si on se retrouvait dans un monde parallèle avec des expressions inconnues et qui sonnent de manière assez marrante."

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Infos: www.theatredappoint.be