Développer la biodiversité passera aussi par des plantes courant sur les façades en ville.

Le premier plan communal de développement de la nature (PCDN) a permis, de 2012 à 2018, de concrétiser plus de 70 % des actions qui avaient été fixées au départ en collaboration avec les citoyens volontaires pour s’engager dans cette dynamique. Il s’agissait d’agir sur le terrain ainsi que de mener des actions de sensibilisation afin de maintenir, restaurer ou développer la biodiversité sur le territoire communal.

C’est au PCDN qu’on doit notamment la redynamisation de la distribution d’arbres aux habitants, la création d’un verger et de ruchers didactiques, ou encore la belle mobilisation qui a lieu désormais chaque printemps pour sécuriser les traversées de voiries par les batraciens en période de migration.

Nivelles va donc relancer un deuxième PCDN, qui prolongera ces actions phares mais en ajoutera d’autres. Le document sera signé officiellement samedi prochain et un des nouveaux thèmes choisis est la réhabilitation des sentiers. La Ville fera appel à un organisme extérieur pour réaliser le travail préalable (cadastre, sélection des endroits les plus adéquats, programmation) et s’appuiera toujours sur des bénévoles pour renforcer ses actions.

Nivelles veut également, via le PCDN, étendre si possible ses espaces verts et même ses bois dans les années à venir. En restaurant des sentiers, il est aussi question de replanter des haies et de créer des couloirs écologiques.

Plus inédit en terre aclote, pour 2020, la Ville planche sur un "permis de végétaliser" les façades en ville. Actuellement, certaines autorisations sont données au cas par cas pour enlever une dalle du trottoir et planter. Mais un règlement général est en cours de réflexion pour favoriser cette démarche.

Et c’est moins simple qu’il n’y paraît. Il faut, par exemple, s’assurer que la sécurité des piétons ne soit pas mise en péril sur les trottoirs concernés, et tenir compte des impétrants (gaz, électricité, téléphone) en sous-sol.

Il faut aussi définir des conditions pour l’entretien de ces plantes qui pousseront dans l’espace public pour grimper le long des façades. Et ne pas permettre n’importe quelle variété, le but restant de favoriser la biodiversité.