Brabant wallon Un collectif de citoyens s’oppose à la création d’infrastructures de tennis.


"Non à la confiscation de l’espace public", clame une pétition mise en ligne par des habitants de Genappe, rejoints dans leur combat par plusieurs mandataires de l’opposition dans la Cité du Lothier.

L’idée est de se mobiliser contre un projet d’infrastructures pour pratiquer le tennis, envisagé sur l’ancien terrain de football, au parc de la Dyle. On parle de quatre courts extérieurs et trois intérieurs sous une structure légère, un club-house vitré donnant sur le parc et à faire sortir de terre, sur deux niveaux, une terrasse ainsi qu’un parking (40 places, extensible à 80) à destination des utilisateurs des terrains ainsi que pour les pêcheurs et les membres du club de pétanque.

La question a aussi été posée lors du dernier conseil communal, une enquête publique étant en cours jusqu’au 17 mai. "Pourquoi ne pas mener une réflexion générale sur ce parc, avant d’avancer avec un projet particulier comme ce club de tennis, avait interpellé Jean-François Mitsch. Le plan communal de développement rural avait fixé cela comme une priorité et on arrive maintenant avec un projet qui ne rentre pas dans ce processus participatif. Inévitablement, cela va coincer. Il faut respecter la volonté des citoyens qui s’est exprimée dans le PCDR."

Du côté de la majorité, on a calmé le jeu. Il ne s’agit pas d’un projet communal et l’enquête publique ne concerne pas une demande de permis, mais un "CU 2", c’est-à-dire un certificat d’urbanisme qui est surtout une demande d’informations avant d’aller plus loin dans le projet. "On soumet à l’enquête et nous verrons les réactions : on n’a pas dit non directement mais rien n’est acquis, a précisé le bourgmestre Couronné. Il faudra voir les réclamations, les différents avis et l’accord ou pas du fonctionnaire délégué et du collège…"