Le gouvernement wallon a annoncé que des travaux d’autoroutes seraient abandonnés, comme celui de Rebecq.

L’une des dernières mesures fortes prises par le nouveau gouvernement wallon, c’est le gel des budgets pour la construction de nouvelles autoroutes afin de faire des économies et de réinvestir cet argent dans la rénovation d’autoroutes déjà existantes ou dans des projets de mobilité douce.

Parmi ces autoroutes citées par le ministre Philippe Henry (Ecolo), il est question d’Herstal, de Lobbes, de Saint-Ghislain, de Boussu, de Lessines et… de Rebecq ! Une autoroute était en construction ou en projet à Rebecq ? Beaucoup tombent des nues après cette annonce, même Dimitri Legasse, député wallon et ancien bourgmestre de la commune. "Je pense que le ministre Henry s’emmêle un peu les pinceaux, sourit-il. Je vais d’ailleurs le questionner assez rapidement sur ce sujet."

Car la question que se posent Dimitri Legasse et de nombreux observateurs, c’est celle de savoir à quel projet le ministre Ecolo fait allusion. "Est-ce qu’il parle de cette liaison entre Haut-Ittre et Quenestine pour rejoindre l’A8 ? Car, si c’est le cas, on parle là d’un dossier qui date d’il y a 15-20 ans, à l’époque de feu Michel Daerden. En résumé, l’idée était de boucler le ring pour désenclaver l’extrême ouest de la province. Un projet que je n’ai jamais réellement vu ou pour lequel je n’étais pas concerné depuis mon entrée au sein du collège de Rebecq."

Ou alors le ministre Philippe Henry fait peut-être allusion à cette voirie de substitution qui pourrait voir le jour dans le cadre de l’extension des Carrières de Quenast et de la possible disparition de la drève Léon Jacques ! "Pour être sincère, je n’en sais pas plus et je vais l’interpeller à ce sujet dès que j’en aurai l’occasion pour savoir de quoi il parle concrètement" , conclut Dimitri Legasse.

Car s’il s’agit de la disparition de la drève Léon Jacques, c’est un sujet qui risque de faire couler encore beaucoup d’encre entre les partisans du projet et les opposants. Quant au projet de "raccordement" entre Haut-Ittre et Quenestine, si c’est celui-ci dont parle le ministre Henry, personne ou presque n’était encore au courant de son existence…