Un premier essai concernant le placement d’un radeau végétalisé sur le plus grand des plans d’eau du parc de la Dodaine a donné des résultats mitigés. Ce qui fait l’intérêt d’un tel dispositif, c’est que les plantes qui se développent sur la plateforme plongent aussi leurs racines dans l’eau, et celles-ci constituent à la fois un abri et un garde-manger pour les insectes et les alevins, en plus de devenir des supports de ponte pour les poissons adultes.

Mais les nombreux oiseaux aquatiques du parc ont eu raison de cette végétation. Jeudi, les services communaux ont donc modifié le système. Sa surface a triplé, passant de 10 à 30 mètres carrés, et le radeau a été entouré d’un petit grillage qui devrait compliquer (un peu) la tâche aux oiseaux.

Le nouveau radeau a été monté sur place en matinée, en assemblant des modules fournis par une société française spécialisée. Il a ensuite été mis à l’eau et lesté pour ne pas bouger avec le vent et le courant. L’idée est qu’il reste en place toute l’année, près des aérateurs, dans la zone qui est interdite à la pêche.

On verra dans les prochains mois si l’objectif, qui est de favoriser la biodiversité dans le grand étang du parc, sera atteint.

Mais d’autres changements ont été réalisés récemment, dans le but d’augmenter le bien-être des oiseaux qui vivent sur place. L’an dernier, un citoyen avait soumis à la Ville l’idée de placer des refuges pour les canards sur l’étang, afin qu’ils puissent se reposer plus au calme que le long des berges bétonnées où joggeurs, promeneurs et chiens se succèdent à longueur de journée.

Les subsides espérés ne sont pas arrivés mais le projet a tout de même été concrétisé, avec le placement de petites maisons de bois - fabriquées par une société belge - à l’effet esthétique plutôt réussi.

Une clôture de châtaigniers a également été posée pour limiter l’accès des passants et des animaux à la zone de repos des oiseaux, sur un coin de l’étang. Quant à la "cabane" des oies, qui est assez déglinguée, elle sera tout prochainement remplacée.