D’ici quelques jours, les températures vont certainement chuter de quelques degrés et le quotidien des sans-abri va encore se compliquer. D’autant plus que pour le moment, la Jeune Province ne dispose pas (encore) d’abris de nuit permettant de les accueillir.

Mais un abri de nuit est-il la meilleure solution en Brabant wallon ? La question mérite d’être posée et c’est dans cette optique qu’un relais social va prochainement voir le jour. “Un relais social, c’est avant tout un coordinateur social qui va faire le tour de tous les acteurs en Brabant wallon, explique le député Ecolo Laurent Heyvaert. L’objectif du relais social est de coordonner les acteurs locaux ce qui permettra de connaître au mieux les besoins du terrain mais aussi de fédérer des actions locales et de les déployer à travers la Province.”

Un subside à hauteur de 50 000 euros vient d’être octroyé par la Région, ce qui correspond à l’embauche, à temps plein, d’une personne qui sera chargée de s’occuper de cette coordination à partir du 1er janvier 2021. Et parmi ses missions, il aura pour tâche de rencontrer un maximum d’acteurs de terrain pour dégager la meilleure solution pour venir en aide aux sans-abri brabançons wallons. “Il n’y a pas que les abris de nuit comme solution, continue Laurent Heyvaert. En rencontrant les personnes de terrain, on pourra avoir un profil plus précis de ces personnes qui ont besoin d’aide.”

Une alternative aux abris de nuit : le housing first. “L’idée, c’est de prendre des logements et de les mettre à disposition des personnes qui sont dans le besoin tout en assurant un suivi médical et social. La création de ce relais social, c’est une première étape pour savoir vers quelle solution il faudra se diriger à l’avenir. Maintenant, il faut que la province prenne la main car il faut trouver un local pour ce coordinateur. Le mieux serait de l’installer dans les bureaux de la province pour une meilleure coordination”, conclut le député Ecolo.