Scène inhabituelle, jeudi en début d’après-midi sur la page Facebook de la ville de Nivelles. En “live” dans la salle du collège rénovée, le bourgmestre Pierre Huart entouré des échevins Pascal Rigot et Hubert Bertrand pour servir de témoins a procédé à un tirage au sort. Dans une urne, il a “pioché” deux fois deux numéros, pour composer le 75 et le 44.

C’est un petit rituel auquel il faut procéder tous les quatre ans, pour constituer une réserve de jurés potentiels pour les prochaines cours d’assises qui se tiendront en Brabant wallon. La “base de données”, ce sont les listes électorales des dernières élections fédérales. Et chaque électeur dont le numéro sur ces listes se termine par 75 ou 44 est retenu à ce stade.

Comme il y avait environ 23.500 électeurs en 2019, à raison de deux par centaines, cela fait 470. Mais le service de l’état civil doit écarter ceux qui sont privés de leurs droits civils et politiques, ainsi que les citoyens qui sont âgés de moins de 28 ans et ceux qui ont plus de 65 ans.

Ceux restent en course recevront ensuite un formulaire, par courrier, à remplir dans les huit jours. Le document servira à écarter ceux dont les fonctions les empêchent de faire partie d’un jury d’assises (magistrats, mandataires politiques, militaire), qui ne savent pas lire ou bien ne parlent pas suffisamment le français. La liste sera ensuite transmise à la Province, qui se chargera de l’envoyer à la justice.