Brabant wallon Ivre, l’homme qui a agressé l’octogénaire avait oublié son GSM dans le lit de la victime.

Le 20 février dernier, un adolescent de Tubize a été intrigué par la lumière qu’il voyait dans le logement occupé par sa grand-mère, et qui est contigu à l’habitation familiale. Il est allé voir et a découvert qu’un homme était à cheval sur la dame, âgée de 88 ans. Il a pensé qu’il tentait d’étrangler la malheureuse. L’agresseur, qui sentait fortement l’alcool, a pris la fuite.

En réalité, Antonio S., né en 1971, avait tenté de violer la vieille dame à plusieurs reprises, et avait finalement éjaculé dans son cou. Le pyjama de la malheureuse était déchiré, et elle avait des lésions témoignant de la violence de son agresseur. Elle garde aujourd’hui un important traumatisme psychologique.

Les policiers, lorsqu’ils sont intervenus, ont retrouvé un GSM dans le lit de la victime. Il s’agissait du téléphone de l’agresseur, lui aussi domicilié à Tubize. Les agents sont allés le chercher chez lui quelques heures plus tard. Il a nié dans un premier temps, prétendant qu’on lui avait volé son GSM. Mais l’ADN prélevé à partir des traces de sperme ne laisse aucun doute sur l’identité de l’auteur. "J’avais beaucoup bu ce soir-là, j’ai un trou noir" , a-t-il affirmé mercredi devant le tribunal correctionnel de Nivelles. "La police est venue à la maison et m’a appris le crime atroce que j’avais commis. Je ne pouvais pas admettre que c’était moi, mais je dois bien me rendre à l’évidence. Je vais avoir du mal à vivre avec ça. Cette personne, je n’ai rien contre elle, je ne sais pas comment je suis arrivé dans cette maison…"

Les arguments d’un manipulateur, d’après le ministère public. Le prévenu a déjà été condamné en 2010 et 2012 à Liège pour des faits du même genre. Il était sorti de prison - où il a passé vingt ans depuis sa majorité - depuis six mois lorsqu’il a récidivé.

Une peine de dix ans de prison ferme, suivie de cinq ans de mise à disposition du tribunal d’application des peines, a été requise. La défense, elle, estime que le prévenu devrait être interné, bien qu’un expert certifie qu’il est responsable de ses actes. Jugement le 25 septembre.