Le Légende du grand bailly, rouge ou blanc, est un rêve d’Aclot en Languedoc

NIVELLES Nivellois d’origine ayant trouvé l’amour à 20 ans en Languedoc Roussillon, Pierre Degroote se débrouille pour manger de la djote plus que régulièrement, même au milieu des vignes. Œnologue, vigneron, directeur du domaine Lalande qui exporte pratiquement trois millions de bouteilles de vin par an en Belgique, l’homme possède chez nous un solide réseau, non seulement commercial mais aussi d’amitié.

Et il y a un peu plus d’un an, avec un autre Nivellois fou de vin, Bernard Sirot, l’idée d’élaborer un vin qui se marierait parfaitement à la tarte al djote est née. Encore fallait-il trouver les assemblages, gouter, confronter son avis à celui d’autres connaisseurs de vins et de djote. C’est comme cela qu’est né le Légende du Grand Bailly, un vin du pays de la cité de Carcassonne… testé et approuvé en terre aclote.

En rouge, il est basé sur la légèreté et le fruité du pinot, auquel on ajoute du syrah, notamment pour améliorer la longueur en bouche. En blanc, vu le goût de la djote, le classique chardonnay a été écarté. Les deux experts ont opté pour l’audace, avec une base de sauvignon assemblé avec du vionnier.

Le résultat est à goûter au plus vite, d’autant qu’une bonne partie des points de vente de tarte al djote dans la cité des Aclots a déjà été approvisionnée. C’est que la commercialisation du (bon) vin, c’est le rayon de Didier Degroote, le frère de Pierre, qui gère Le Cellier à Nivelles. Et en plus, le Légende du Grand Bailly est financièrement abordable : de 6 à 7 € la bouteille.

La première cuvée, actuellement en vente, est limitée à 25.000 bouteilles. L’étiquette, petite touche aclote supplémentaire, représente le jacquemart de la collégiale, Jean de Nivelles. Elle a été dessinée en France par un graphiste… belge. “Finalement, tout est belge sauf le raisin ! ”, sourit Pierre Degroote.



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