Au gré de huit étapes en huit mois, dix personnes se sont construit un bagage culturel

EST DU BRABANT WALLON Dix. Ils sont dix à avoir profité pleinement de l’invitation lancée l’année dernière par le Centre de lecture publique de Hannut (province de Liège). Un groupe qui, d’octobre 2011 à juin 2012, a pris part à huit étapes culturelles, assistant à des spectacles, rencontrant des artistes… “L’objectif de ce projet était d’abord de montrer la culture sous différentes de ses formes et prendre conscience de ce qu’elle représente pour chacun , explique Cécile Jacquet, la responsable du CLP. Il s’agissait ensuite de permettre un accès à tous et pour tous à la culture (d’où la volonté d’avoir un public mixte grâce à des partenariats avec les CPAS de Ramillies, Perwez et Hélécine). Enfin, l’idée était de montrer la richesse et la diversité culturelles de l’Est du Brabant wallon.”

Concrètement, les dix participants ont notamment pu participer à un atelier culinaire, voir Le Producteur de Bonheur des Baladins du Miroir, visiter l’expo de Xavier Rijs à la Chapelle du Marché… mais aussi entrer en contact avec des créateurs tels que Nele Paxinou, le musicien pataphoniste Max Vandervorst, le peintre et photographe Michel Peetz, la conteuse Michèle N’Guyen, le réalisateur Mathias Desmarres…

Cette aventure, ce cheminement, sont aujourd’hui visibles au Centre de lecture publique de Hannut. Une première halte avant de s’en aller à travers l’Est du Brabant wallon, à commencer par Perwez. C’est qu’à chaque étape, les dix “voyageurs” étaient invités à laisser libre cours à leur créativité. De là les dix sacs à dos actuellement dépliés au CLP. Des œuvres qui témoignent d’un vécu de huit mois, d’un choc culturel empreint “de respect, de solidarité et d’entraide” (dixit Cécile Jacquet) au sein des dix.

Reste maintenant à savoir si une deuxième édition sera lancée. “Une certitude : tout le monde est partant, relève la responsable du CLP. Les partenaires du projet, eux aussi, sont désireux de réitérer l’expérience. Sans parler des “voyageurs”. À la base, la plupart étaient désireux de créer des liens. Aujourd’hui, ils gardent contact. Un réseau d’échange s’est mis en place.”



© La Dernière Heure 2012