Brabant wallon Condamné à un an de prison ferme par défaut, Sébastien dit avoir compris la leçon.

En mars dernier, cinq prévenus avaient été cités devant le tribunal correctionnel du Brabant wallon pour un trafic de stupéfiants portant sur du cannabis, des amphétamines et de l’ecstasy en 2017 et 2018. On parlait aussi d’un laboratoire installé dans une maison, de contacts des intéressés avec des numéros en France, aux Pays-Bas et au Luxembourg, de commandes de 2 500 pilules…

Le jugement avait fixé des peines allant jusqu’à 36 mois de prison. Sébastien D., impliqué dans ce dossier, n’était pas venu se défendre et avait écopé d’un an de prison. Il était le fournisseur de cannabis du prévenu principal et de la femme de celui-ci. Il cultivait plusieurs plants à domicile et les enquêteurs ont découvert que les surplus de ses récoltes étaient utilisés pour mettre au point une recette de… beurre au cannabis !

Faisant opposition au jugement rendu par défaut, il n’a rien contesté sur le banc des prévenus.

"Je regrette, a-t-il affirmé. J’étais consommateur de LSD à l’époque, et j’échangeais contre de l’herbe. Comme j’étais sans emploi, je cultivais pour que ça coûte moins cher. J’ai arrêté ça, j’essaie de me faire suivre par un médecin."

L’avocat de la défense, soulignant que son client reconnaissait son problème de toxicomanie, avait plaidé la suspension du prononcé.

Le tribunal n’est pas allé jusque-là, pour éviter de susciter un sentiment d’impunité. L’année de prison ferme prononcée par défaut devient finalement une peine de travail de 120 heures, avec une amende de 8 000 euros assortie d’un sursis pour ce qui excède 1 600 euros.