Pour une raison indéterminée, des individus l'auraient rouée de coups peu avant l'arrivée du convoi de voyageurs en gare d'Ottignies.

L'intéressée a été secourue par un collègue qui l'a trouvée sur un quai de la station ottintoise, vers 20h45. L'agente était alors consciente, mais fortement choquée. Sérieusement blessée, elle a été transportée à l'hôpital.

La victime a dès lors été contrainte d'interrompre son service qu'elle aurait dû poursuivre dans un direct qui devait quitter la gare d'Ottignies à 20h52 pour rejoindre Louvain-la-Neuve.

L'incident a généré des perturbations au niveau du trafic ferroviaire. Des services de navettes de bus ont été organisés entre les gares de Namur et Ciney, ainsi qu'entre celles d'Ottignies et Louvain-la-Neuve.

"Une enquête judiciaire est en cours et les images de différentes caméras de surveillance sont en cours d'exploitation", précisait samedi soir une porte-parole de la SNCB. "Comme pour toute agression, une plainte sera déposée et la SNCB soutiendra l'accompagnatrice dans ses démarches juridiques."

La victime de l'agression a pu quitter l'hôpital. Samedi soir, aucune interpellation n'avait encore été opérée.

Inacceptable 

Le Ministre Georges Gilkinet s'associe aux propos de la Direction de la SNCB : "Aucun acte de violence à l'égard du personnel de la SNCB, et plus largement des représentants de l'autorité, n'est acceptable. Derrière l'uniforme, il y a des personnes, des mamans et des papas, qui méritent le respect, à l'égard du rôle essentiel qu'ils jouent pour assurer la sécurité des voyageurs et la fluidité du trafic ferroviaire. Je souhaite exprimer toute ma solidarité avec eux, car c'est avec les accompagnatrices et accompagnateurs que nous créerons le trains de demain. Je soutiens dès lors les mesures annoncées par la Direction de la SNCB, notamment le fait que chaque agression sera suivie d'une plainte et d'une constitution de partie civile, avec une demande appuyée à la Justice d'y réserver les suites nécessaires".