Ce lundi matin, une partie des enseignants de l’école Sainte-Bernadette à Braine-l'Alleud a décidé d’entamer une grève pour protester contre les mauvaises relations avec la directrice qui faisait son retour ce lundi. “ Nous avons décidé de mener des actions de grève tous les matins pendant 15-20 minutes avant la réunion avec le pouvoir organisateur le 27 avril”, explique Nicolas De Commer, secrétaire permanent Enseignement libre Setca-FGTB.

Du côté du PO, cette action prouve que les relations en sont arrivées à un point de non-retour. “Je déplore cette situation, ce ne sont pas des actions de grève qui vont résoudre les différends”, explique Anicet Verly, président démissionnaire du PO. Selon lui, le problème, c’est que les enseignants refusent la hiérarchie de l’école, et que rien ne sera réglé tant qu’il n’y a pas de discussion entre les professeurs et la direction.

Anicet Verly ne comprend pas l’acharnement des syndicats à entamer des arrêts de travail alors que la médiation n’est même pas entamée. “C’est carrément prendre les enfants et les parents en otage et en plein Covid.” Selon lui, cela entraînera le départ de certains élèves, et donc une perte d’emploi chez les professeurs.

Cette situation de mésentente entre les enseignants et la direction perdure depuis des années au sein de l’école. 15 sur 24 enseignants étaient présents sur le piquet de grève lundi et demandent la démission de la direction depuis un an. De l’autre côté, Nicolas de Commer n’exclut pas de mener des actions plus dures dans les prochaines semaines jusqu’à ce que la direction soit plus à l’écoute de l’équipe enseignante et respecte son travail.