Maeva B. s'est donné la mort chez elle dans la nuit de dimanche à lundi.

Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser Maeva B. à commettre l’irréparable ? Cette jeune Chaumontoise de 13 ans a mis fin à ses jours dans la nuit de dimanche à lundi. Ses parents l’ont retrouvée pendue. La nouvelle a été annoncée dans la matinée à son école, le collège Notre-Dame de Basse-Wavre et a fait l’effet d’une bombe.

L’équipe du PMS a été mobilisée pour soutenir psychologiquement les élèves. Les quatre membres du service ont rencontré les élèves de la classe de l’adolescente et ont parlé individuellement avec ceux qui en ressentaient le besoin. Un mail a été adressé à l’ensemble du collège (où sont scolarisés son frère et sa sœur) et à l’ensemble des élèves pour expliquer qu’il y aurait des possibilités de permanences au sein du PMS.

Le directeur des secondaires Olivier Degimbe confirmait mardi l’émotion qui règne dans l’école depuis l’annonce du drame. “C’est émotionnellement très difficile à vivre au sein du collège et c’est l’incompréhension totale.

La piste du harcèlement a rapidement été évoquée mais le parquet du Brabant wallon reste encore très prudent à ce stade. “Nous menons actuellement deux enquêtes, indique le procureur du roi Marc Rézette. La première, sur la mort violente de l’adolescente afin d’établir les circonstances exactes. De cette enquête que l’on qualifie de “périphérique” va découler une seconde, sur la thèse du harcèlement scolaire. Ce n’est pas établi et ce n’est pas clair.

Le directeur, quant à lui, indique n’avoir aucune information à a disposition concernant d’éventuels faits de harcèlement et renvoie à l’enquête de la section jeunesse du parquet.

D’après nos informations, Maeva rencontrait des problèmes d’ordre personnel et familial. Des élèves expliquent l’avoir vue en pleurs à plusieurs reprises et à devoir faire le nettoyage de l’école, sanction infligée aux élèves qui accumulent trop de retards, de jours d’absence ou de mauvaises notes.

Tous s’accordent pour dire que Maeva restait malgré tout pétillante. “On ne s’y attendait pas du tout car à l’école, elle était toujours heureuse, toujours souriante”, confie une élève de 2e.