Le 27 juillet 2018, un groupe de jeunes se trouvait dans le parc situé au centre de Waterloo lorsqu’ils ont été approchés par plusieurs personnes de leur âge, d’origine africaine et venant de Bruxelles. Ils leur ont demandé s’ils avaient un "plan" sur Waterloo, comprenez une combine pour se procurer des stupéfiants.

Les jeunes ont renseigné quelqu’un susceptible de fournir ce qui était demandé, la petite bande est partie… puis a fait demi-tour. Ils ont entouré les Waterlootois et l’un d’eux a sorti un couteau de cuisine. Ils ont exigé que les sacs soient vidés au sol, et qu’on leur remette tout ce qu’il y avait d’intéressant dans les poches.

Une des victimes a tenté de s’enfuir. Elle a été rattrapée, mise au sol, puis ramenée dans le groupe, un couteau sur le ventre pour la dissuader de recommencer. Dirigés par un certain "Cristal" d’après les témoins, les agresseurs ont quitté les lieux en menaçant les jeunes de les retrouver s’ils parlaient de tout cela à la police. Il est vrai qu’ils avaient embarqué des portefeuilles et plusieurs iPhone, susceptibles de livrer des informations sur l’identité de ceux à qui il a été expliqué qu’ils avaient intérêt à garder le silence.

C’est d’ailleurs ce qu’ils ont fait lorsque la police est intervenue. Terrorisées, les victimes n’ont rien voulu dire. C’est la mère d’un des jeunes qui a raconté ce qui s’était passé.

La police a identifié le fameux "Cristal", qui avait inséré sa carte de téléphone dans un iPhone volé. Mais le 7 septembre 2018, dans le centre-ville cette fois, une nouvelle victime a été encerclée par cinq jeunes au même profil que pour les faits précédents. Butin du jour : un sac Versace, un iPhone X et de l’argent. Le leader était un mineur d’âge connaissant la victime, et qui lui a reproché de l’avoir "balancé" dans un dossier précédent, ce qui a mené l’agresseur en IPPJ.

Le ministère public, expliquant que des membres de la bande urbaine Negatif Clan étaient en cause, a requis des peines allant jusqu’à deux ans de prison, sans s’opposer à un sursis, compte tenu de l’ancienneté des faits.

Jugement le 7 juin.