L’annonce avait fait l’effet d’une bombe en février 2020. La direction de GSK communiquait son intention de supprimer 720 postes, dont 595 cadres et 125 employés, et de ne pas reconduire 215 contrats temporaires. Cette annonce représente à elle seule 7,5 % de tous les licenciements du pays en 2020 et fait du Brabant wallon la province de Wallonie la plus touchée par les licenciements collectifs. Les négociations entre direction et syndicats avaient permis de revoir ce plan de restructuration à la baisse et de mettre en place un vaste plan de départs volontaires.

Parmi les employés, 67 personnes ont finalement accepté un départ volontaire. Il n’y a donc eu aucun départ forcé parmi les employés. Du côté des cadres, 209 partent volontairement. Ce qui signifie que 386 sont licenciés. Ce nombre pourrait toutefois légèrement diminuer prochainement. " Des postes s’ouvrent petit à petit au sein de l’entreprise et certaines personnes seront peut-être recasées. Mais on ne s’attend pas à une grosse diminution, à 60-70 personnes peut-être ", estime Imdat Gunes, délégué permanent FGTB.

Si le nombre de travailleurs licenciés a diminué de près de la moitié, le délégué permanent se dit déçu qu’on n’ait pas pu éviter les licenciements secs. "Avec l’externalisation et les sous-traitants, on avait la conviction qu’il y aurait eu moyen de ne pas faire de restructuration. On a diminué de 50 % les départs forcés, mais il nous reste un goût amer. "

Les premiers licenciements ont débuté fin décembre et plusieurs cadres ont déjà fait leurs cartons. Les départs continueront au compte-gouttes d’ici la fin 2021. Une cellule de reconversion sera mise en place d’ici quelques jours. Deux agences de placement et une cellule de reconversion du Forem vont accompagner les travailleurs licenciés.