Les Contes d’Hoffmann au château de La Hulpe jusqu’au 1er septembre

LA HULPE “La physique ? Mais qu’a-t-elle à voir avec sa fille ?”, s’interroge le poète devant l’automate dont il va tomber amoureux, une fois affublé de lunettes “magiques” qui lui font voir Olympia comme une vraie femme.

C’est l’une des scènes qui font la part belle aux arts du cirque, devant le château de La Hulpe qui accueille Les Contes d’Hoffmann, l’opéra d’Offenbach, qu’ Idée fixe propose en plein air, cet été.

Et alors que le vent se lève sur le domaine Solvay, le poète continue de faire vivre ses rencontres, tour à tour, avec Olympia, l’automate; Antonia, la chanteuse; et Giulietta, la Courtisane, dont il tombe amoureux.

“C’est l’opéra le plus beau, le plus abouti visuellement jusqu’à présent“, assure Cédric Monnoye, directeur de l’ASBL Idée fixe. “Il faut dire que nous avons doublé les budgets décor et costumes. La mise en scène est drôle, innovante, très humaine, un peu déjantée, bref à l’image de Julie Depardieu. Je suis très très fier du spectacle qui, à mon sens, est celui qui intègre le mieux le château.”

Et si le spectacle en a fait rire certains, s’il y en a qui ont apprécié le mélange de l’opéra avec la danse contemporaine et l’univers du cirque, ainsi que le burlesque ou encore la beauté des tableaux, d’autres n’ont pas été émus par “la chanson d’amour qui s’envole”, plus proche de l’opérette que de l’opéra.

Il est vrai que l’opéra en plein air en est à sa 18e édition, ce qui réduit le choix parmi le répertoire lyrique. Ce que ne conteste pas Cédric Monnoye : “Après 18 ans, je pense qu’il faut du renouveau, d’autant que nous avons fait le tour du répertoire lyrique. Il ne reste qu’une seule œuvre jamais jouée : Tosca. Mais j’ai beaucoup d’idées, notamment celle d’aller plus loin dans les nouvelles techniques. Ce sera peut-être le défi de l’année prochaine. Il y aura donc toujours un opéra, mais dans un contexte jamais vu au monde”.



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