LOUVAIN-LA-NEUVE

Pendant les mois d’été, l’UCL rénove les kots étudiants

LOGEMENT Rénover les kots estudiantins pendant la période estivale, c’est le défi que se lance, chaque année, le service des logements de l’UCL. Pas une mince affaire : l’université regroupe sur les deux sites de Louvain-la-Neuve et Woluwe pas moins de 4.650 kots !

Certains ne nécessitent qu’un simple entretien. “C’est l’entretien systématique , explique Vincent Bomal, directeur des services techniques des bâtiments du secteur social de l’UCL. On profite du fait que les étudiants ne soient pas là pour passer tous les logements au crible. On procède ainsi au nettoyage en profondeur de plus de 10.000 locaux. On vérifie aussi l’état de l’ensemble des équipements sanitaires, les installations électriques, l’état des menuiseries, des tuyauteries, des peintures… Et on intervient si nécessaire pour effectuer les réparations d’usage. Le remplacement d’une serrure est une opération simple mais qui s’avère être une tâche ardue quand il s’agit de la répéter 4650 fois.”

Pour certains bâtiments âgés de 30 ans, les travaux sont plus conséquents. À la place Puddleur, par exemple, c’est l’entièreté d’un immeuble qui est remis à neuf : des carrelages aux installations électriques en passant par la tuyauterie, les châssis et la toiture, tout y passe. “Je procède notamment au remplacement des radiateurs , explique Christian, l’un des vingt ouvriers travaillant sur le chantier. Avec toute la tuyauterie qui va avec, cela prend une journée pour remplacer deux radiateurs. On ne doit donc pas traîner.”

Cette année une quarantaine de chantiers de ce type se répartissent sur les sites de Louvain-la-Neuve et Woluwé. Au total, près de 200 personnes s’activent en été pour entretenir et rénover ces 4.650 kots, de manière à offrir des kots de qualité aux étudiants qui arrivent en septembre.

À la fin de la session d’examens de juin, c’est donc une véritable course contre la montre qui s’engage au service du logement. “Lorsqu’un chantier démarre, il n’y a pas d’autre choix : il doit être terminé pour la rentrée académique” , poursuit Vincent Bomal.

Le personnel de l’UCL est donc soumis à rude épreuve pendant les mois d’été. Et leurs journées sont souvent très longues. “En règle générale, tout le monde attend juillet et août avec impatience pour pouvoir se reposer. Ici, ce n’est pas le cas : nos collaborateurs travaillent d’arrache-pied tout l’été, sans compter que la rentrée académique ne sera pas de tout repos. Je leur tire d’ailleurs mon chapeau.”

Un travail que les étudiants eux-mêmes semblent de plus en plus prendre en compte, en respectant davantage les locaux dans lesquels ils vivent. “Un contrat de confiance s’établit entre le bailleur et les étudiants. Il existe une réelle prise de conscience et une volonté de se responsabiliser au bon usage du logement loué. Pour le reste, nous sommes principalement confrontés à une vétusté intensive mais normale des locaux. Les douches, par exemple, sont utilisées plus qu’habituellement car les étudiants ont des journées particulièrement actives.”

Au total, chaque année pendant les mois de juillet et août, l’UCL investit 2,5 millions d’euros pour l’entretien et la rénovation de son parc de logements.



© La Dernière Heure 2010