Devant le conseil 27 + 1 convoqué mardi, Mathieu Michel s’est dit agréablement surpris.

Le conseil 27 + 1, organe unique au Brabant wallon qui réunit les membres du collège provincial et les représentants des 27 communes, s’est réuni mardi après-midi. Il s’agissait notamment d’évoquer, avec les bourgmestres, le programme stratégique transversal de la Province et ses grands objectifs pour les cinq ans à venir.

Mais Mathieu Michel, le président du collège provincial, a également évoqué la toute nouvelle déclaration de politique régionale de la majorité PS-MR-Écolo et ses impacts sur l’institution provinciale. On se souviendra qu’à la fin de la dernière législature, le collège MR-PS avait eu des mots très durs envers la réforme des provinces envisagée à Namur.

"C’est une lecture personnelle de la déclaration de politique régionale, mais je me sens assez agréablement surpris", a indiqué Mathieu Michel devant les représentants communaux. C’est que la réforme envisagée il y a un an est devenue une réflexion à mener sur les niveaux intermédiaires (provinces, intercommunales, organes associés) et sur la supracommunalité, chère au collège provincial.

"On ne prend pas pour acquis que c’est telle institution qui doit changer et pas les autres", a commenté le président du collège provincial, précisant que le Brabant wallon s’est toujours montré prêt à évoluer vers un autre modèle, à condition que ce soit pour plus d’efficacité et en prenant en compte les spécificités des territoires.

La nouvelle déclaration de politique régionale évoque également la reprise de la charge des zones de secours par les provinces. Cela représenterait une vingtaine d’euros, ce qui n’est pas rien à trouver pour boucler un budget, et cela imposera une prudence certaine. Mais Mathieu Michel a indiqué qu’il s’agissait d’un effort à consentir au profit des communes, et le Brabant wallon est donc prêt à le faire. D’autant que la Province connaît bien le dossier de la zone de secours unique, et qu’elle s’y est déjà fortement impliquée.

Reste quelques points d’inquiétude, notamment sur le principe d’un "stop béton" à l’échelon régional.

"Il faut évaluer les effets pervers sur la pression foncière et l’accès au logement pour certaines catégories d’habitants : on devra peut-être attirer l’attention du futur gouvernement wallon sur certains points, a indiqué le président du conseil provincial. On devrait peut-être prévoir dans quelques semaines un 27 + 1 sur la déclaration de politique régionale."