À Lillois, le Pré Vert aide une école à se développer au Burundi

LILLOIS Vous connaissez le Soko ? Ce mot, qui veut dire "petit marché" dans une des langues parlée au Burundi, est synonyme, au Pré Vert, à Lillois, de galettes de riz, de fruits et autres produits alimentaires pour agrémenter sainement les collations.

C'est en effet le nom choisi pour un petit magasin géré par les élèves, durant les récrés. Ils ont également créé un logo pour exprimer la singularité du projet.

L'idée, c'est plutôt la solidarité : les bénéfices sont versés sur le compte d'une association qui utilise cet argent pour faire fonctionner une école dans le cadre du projet Imuhira, mené au Burundi.

Pour les petits Lilloisiens, le principe est simple et bien concret : chaque fois qu'ils récoltent 7 €, ce montant sert à nourrir un élève burundais durant un mois dans son école. Cette collaboration est supervisée par le SEL, le service d'entraide et de liaison.

"À l'heure actuelle, une école se doit de mener un projet humanitaire" , explique le directeur du Pré Vert, Michel Stevens. "C'est une éducation à la citoyenneté, et une ouverture sur le monde."

Sur place, Imuhira n'est pas un village mais plutôt un projet global. L'école, à laquelle le Pré Vert a aussi fourni des livres pour constituer une bibliothèque, vise à rendre les élèves autonomes.

En plus des cours classiques, les élèves sont initiés aux pratiques agricoles dans un jardin didactique.

Des graines leur sont confiées pour qu'ils les plantent aussi chez eux, à condition qu'ils ramènent la moitié de la récolte pour la cantine.

"Nous voulons aider les 450 élèves de là-bas à devenir des adultes" , explique-t-on au SEL. "Nous envisageons de construire trois nouvelles classes, et un centre agro-pastoral. Il y a aussi un programme d'initiation à l'apiculture, et des cours d'alphabétisation pour les adultes. Il s'agit d'un vaste projet de développement intégré."



© La Dernière Heure 2009